‹ J. Jacotot et sa méthode d'émancipation intellectuelleChapitre 63 sur 78 · DESSIN ET PEINTURE · texte numérisé non relu

DESSIN ET PEINTURE

ffenre. « Il se fera classique s*il Je veut ; romantique si cela lui plaît. Il ne préférera point un genre, parce que c'est le genre à la mode, mais il s'y conformera quelquefois si son intérêt l'exige. Il saura que c'est un sacrifice qu'il fait à sa position sociale, aux exigences des gens riches qui le paient; et se dirigeant ainsi par sa propre raison, il ne se jettera dans aucun excès ; il animera le classique^ il modérera le romantique. Il sera ainsi toujours lui-même (1). » « Un homme n'appartient pas à un genre, c'est lo genre qui lui appartient (2). »

Il y aurait lieu, je l'avoue, de se demander si l'artiste ne pourra pas aussi tenir compte, dans le choix à faire, de ces dispositions plus ou moins caractérisées, plus ou moins innées ou héréditairement organisées, qu'une observation vulgaire tout au moins nous fait découvrir entre tel homme et tel autre. Tous les doigts sont-ils également aptes à tenir le crayon et la palette, tous les yeux conformés de manière à voir nettement l'ensemble et les détails des choses? Jacotot n'est pas embarrassé pour résoudre cette question et autres semblables, qui ont soulevé encore de nos jours tant de controverses inutiles. Raphaël n'est pas organisé comme moi, il n'a pas les mêmes yeux, le même cerveau que moi! Mais il a l'organisation, les yeux, lé cerveau et rintelligence d'un homme I Un homme dont l'organisation est régulière verra de la même manière, à quelques nuances près, comprendra et sentira de la même manière que le peintre l'objet que ce dernier s'est proposé de faire voir et comprendre (ou sentir) par tous les yeux et toutes les intelligences d'homme I Jacotot simplifie extrêmement la question : et qui sait s'il a bien tort, si

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