Ifim^ue, dessin et peinture, p
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siens, qu'il pourra montrer qu'il apprend le métier. C'est en parlant de l'art que le dessinateur ou le peintre a eu Tinteurtion de mettre dans son dessin ou sa peinture, qu'il marquera qu'il a bien saisi Tari qui est dans Tœuvre, et qu'il est plus ou moins capable de l'observer lui-même. Plus il parlera, et plus il regardera, plus il verra, plus il saura, plus il pourra. Arrivé au point de comprendre les ouvrage» des grands artistes, quand il aura deviné d'après ces ouvrages les règles de l'art^ il pourra utilement prendre en main le livre des principes convenus. Il les vérifiera d'après les productions des maîtres, loin d'avoir commencé par juger d'après ces principes les œuvres des maîtres et ses propres ouvrages.
^ L'élève s'est perfectionné peu à peu dans le métier, il s'est habitué à la régularité, à l'exactitude, au mouvement, à l'expression ; « arrivé à ce point, il se choisit ce qu'on appelle un gmre. » Jacotot paraît ici faire descendre l'art, cette libre conquête du beau par l'intelligence, jusqu'à l'indignité du parti-pris intéressé. C'est une nécessité à laquelle ont pourtant obéi les plus grands artistes, Phidias comme Raphaël, Véronèse et Michel-Ange. Il se sont conformés, mais point sacrifiés, sans quoi ils auraient cessé d'être grands, à la tradition régnante, aux préjugés de leur temps et de leur pays, à la vogue passagère. Il est d'abord bien difficile de n'être pas de son époque, de se soustraire entièrement à l'influence de telle ou telle façon de voir dominante. Et puis on travaille pour communiquer ses sentiments à sescontem* porains : on. est bien obligé de leur parler la langue qu'ils comprennent le mieux. Si la règle a des exceptions, elles ne sont jamais complètes. L'artiste que condamne le goût du moment, qu'il condamne sans restriction, risque souvent de n'être pas admiré plus tard. L'élève se choisira.donc un