Dus U'fiiiiai Jii/iann-Sel>u.iiian Uac/i.i (iyo3), p
son art, et la joie de le savoir compris doublait la joie de le révéler.
Ce calme d'une retraite n'était interrompu que par des voyages A peine sorti de Weimar, Bach avait été à Leipzig examiner l'orgue bâti par Joli, - Scheibe dans l'église de l'Université (i6 décembre 1717). L'automne suivant, il se rendit à Halle, où il espérait trouver Handel. Celui-ci était malheureusement parti le jour même.
En 1720, Bach suivit Léopold àKarlsbad. Mais, comme disait Heinrich Schiitz revenant d'Italie, et trouvant la maison paternelle Vide, son retour « fut assaisonné du sel de la tristesse ». Maria- Barbara était morte. Il l'avait laissée en bonne santé et « la première nouvelle de sa maladie et de sa mort ne lui parvint qu'à son entrée en sa maison '■ ».
Au mois de novembre de la même année, Bach était à Hambourg. H se fit entendre, devant les magistrats et les principaux habitants de la ville, dans la Catharinenkirche. L'orgue était remarquable. Bach joua pendant plus de deux heures. Sur la demande des assistants, il improvisa sur le choral An Wasserflussen Bnbylon^ dans le style varié que les vieux organistes de Hambourg avaient coutume d'employer à leurs vêpres du samedi. Cette fantaisie dura près d'une demi-