B.-G., XIU
écrites avant 1726. A la série de danses que forme chaque suite, d'après Tusage des clavecinistes du xvii^ siècle, Bach joint un prélude. Il est intéressant d'observer que le prélude de la première suite est construit sur un motif de gigue qui se rencontre fréquemment dans les œuvres du xvii^ et du xviii' siècle. En voici un exemple, tiré des Pièces de Clavessiii de Gaspard Le Roux (1705)' :
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I. M. E. Dannreulher {Musical Ornementation) a comparé le prélude de Uuch ù une gigue de Dicupart de formntion nnalugue, Uttch avait copié piusieurs SuiteH de ce musicien.
LES ŒUVRES DE MUSIQUE LNSTRUMRN'l ALE 2^5
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Les six Suites allemandes que Bach fit paraître depuis 1726 furent réunies dans la première partie de la Clavierilbung publiée en lySi ^ Aux quatre pièces fondamentales de la Suite (Allemande, Gourante, Sarabande et Gigue), il mêle, comme dans les suites qui précèdent, des pièces d'autre structure. Il lui arrive même de remplacer une gigue par un Capriccio. Les introductions sont d'un caractère très varié : prélude, ouverture française, fantaisie. M. le D'' Seiffert observe que des procédés de la musique italienne, octaves à la basse, croisement de mains, se mêlent dans ces Suites aux souvenirs de la musique française. Dans quelques gigues, le style d'imitation s'élève jusqu'à la fugue double.
La deuxième partie de la Clavicrubung (1735) contient un concerto à la manière italienne et une ouverture française pour clavecin « à deux claviers ». La quatrième partie (1742) renferme un air avec trente variations, que Bach écrivit pour J. Gottlieb-Goldberg, claveciniste du baron