Florilegium Porteuse (i6o3-l6l8 et 1G
'!. .1 ai étudié les œuvres des compositeurs allemands cités ici dans loS leçons que j'ai failes ces dernières années à 1 Ecole des //au/es Eludes Sociales (i<ii
4- On possédait aussi à Lilneburg quelques œuvres de Peranda, parmi lesquelles se trouvait le beau motet O ardor, 0 flamma, pour soprano, basse et deux violons.
•io J.-S. BACH
du, o Gott, im Zom aufmich cntbrandl, pour basse solo, violon, trois violes cl liasse continue). Le nom de Johann-Rudolph Ahle paraît aussi dans son catalogue, ainsi que Le nom deJohann Pachelbel1. Ce dernier 1653-1706 étail un des amis de Ja famille Bach. En 1680, il fut le parrain de l'une des soeurs de Jean-Sébastien, Johanna-Juditha, et Johann-Christoph, l'organiste d'Ohrdruf, ;i\;ni été son élève à Erfurt de i(»S(i à 1689.
Ce chœur de Saint-Michel était alors dirigé par Augustus Braun L'organiste de l'église s'appelait Ghristoph Morhardt, Ne connaissant aucune ouvre d'eux, nous ne pouvons juger de leur influence sur Bach. L'organiste de la Jolia nniskirche de Liineburg avait, au contraire, une personnalité musicale bien déterminée. Ses exemples, et même probablement ses conseils furent d'une grande importance pour la formation de Jean-Sébastien. Cet organiste, Georg Bôhm, était né en 1661 dans les environs d'Ohrdruf, à Hohenkirchen. Son père, organiste et maître d'école, le mit au gymnase de Gotha d'où il passa, les études classiques terminées, à l'Université d'Iéna (1684). En i(>o,3, il vivait à Hambourg. Il fut nommé organiste; à Liineburg
1. J'emprunte ces renseignements à l'étude, citée déjà, «le Junghans, el je renvoie à l'article de M. Seiffert, Die Chorbibliotheh der S1 Michaelisschule in Lûneburg [Sammelbunde der I. Al. O'., iyo8, p. 5gS).
en 1698, tout en conservant des relations étroites
et suivies avec ses amis de Hambourg1.
Poumous, ce musicien aune double signification. Pris enlui-mêmc, ilest moins remarquable par la technique que par le sentiment. M. Richard Buchmayer qui a fait revivre ses œuvres de clavecin, non seulement par de belles exécutions, mais encorepar d'excellents commentaires, dit fort justement de lui que si quelques maîtres de son temps l'ont dépassé en habileté formelle, il est resté, du moins, au premier rang des compositeurs pénétrants et expressifs'. Spitta n'a que des louanges pour son talent, plein de poésie el d'émotion. L'originalité s'en manifeste le plus nettement, dit-il, dans un prélude suivi d'une fugue qui se résoud par une conclusion en style libre. Le biographe de Bach admire en cette œuvre de forme toute originale « le sentiment profond, d'une mélancolie si particulière » et l'ivresse rêveuse des « harmonies âprement douces ». Il y trouve ce que seule une âme allemande est capable d'imaginer, et cependant une grâce dont les Français avaient presque alors Je privilège unique3. Il considère enfin trois de ses quatre suites comme les meilleures qu'on ait
1. Bôhm est mort le 18 mai 1733. J'emprunte les dates et les détails qui précèdent à la substantielle notice que M. Buchmayer a publiée pour son concert donné le 27 février 1904 à Leipzig.