B.-G., XXXVIII, p. [26, P. IV
roulent d'un bout à l'autre des claviers, leurs suites d'accords aux modulations hardies. Dans la fugue, aussi unie que la Fantasia est tumultueuse, il traite un thème cité par Johann Mattheson comme un thème connu.
Parmi les préludes et fugues les plus caractéristiques de la puissance de Bach, il faut signaler le prélude et la fugue en ré majeur \ le prélude véhément et la fugue délicate en la majeur2, le ferme prélude en ut majeur, suivi d'une fugue qui chante éperdument3, le grave prélude et la fugue en ut mineur*, le prélude en si mineur que sa majesté mélancolique désigne pour servir d'introduction à la Trauer-Ode, et auquel succède une fugue pleine de sérénité5, le prélude enmi mineur, insistant et passionné, et la grande fugue pathétique qui s'y relie6, enfin le glorieux prélude en mi bémol1 , par lequel commence le recueil des chants de la liturgie et du catéchisme dans la Clavierïibung (3e partie) que clôt la fugue du même ton. Nous retrouvons, dans cette œuvre de la dernière période, le souvenir