Esquisse. Appartient à M. de Nolliac
107. — Marie-Antoinette, reine, portrait exécuté en mai 177b pour Marie-
Thérèse et mentionné dans la correspondance du comte de Mercy.
108. — La veuve de Duplessis olfre à la maison du roi, en i8i5, un por-
trait de Marie-Antoinette, qui n’est pas acquis (voir aux annexes). On ne doit pas oublier l’esquisse de la Dauphine à cheval, qui fait l’objet d’une correspondance connue entre Marigny et Pierre.
109. Marigny (Abel-François Poisson de Vandière, marquis de). Directeur
général des bâtiments, etc. Il s’agit d’une copie — laite en 17Gb —
pour l’Académie de France, à Rome, et qui fut payée 600 livres. Le mémoire n’indique pas d’après quel portrait fut faite cette copie. La correspondance avec le Directeur de l’Académie de France mentionne l’envoi à Natoire en 1768 d’un portrait de Marigny, d’après De Troy, mais n’en cite pas l’auteur.
110. Marmontel (Jean-François) de l’Académie française. Salon de 1773;
n’est pas nommé au catalogue; il est compris dans les portraits figurant sous le n° 172. Il est cité par le Dévidoir du Palais-Royal et les Mémoires secrets. Un portrait de Marmontel, appartenant à M. Firmin-Didot, a figuré à l’Exposition universelle de 1878, galerie des portraits nationaux. Grand, nat. toile, haut. 0,98; larg. 0,73. Nous n’avons aucune hésitation à l’attribuer à Duplessis.
111. Marsan (le prince de) pour la ville de Marseille. Voir aux Annexes
la correspondance des autorités municipales de Marseille avec Huguet et Nogaret. Salon de 1779, sous le n° 126.
112. Joseph Ménier, dans le rôle du Déserteur. Ovale, haut. o,64; larg.
o,54- En buste, gr. nat.; cheveux poudrés, yeux bleus très doux, sourcils châtains. La chemise au col entr’ouvert est ornée d’un volant de gaze; gilet blanc. L’uniforme de soldat aux bandes rouges est très raide. N° 1 1 1 du cat. du musée de Perpignan (Le registre d’entrée ne porte aucune indication. Don de M. Paul Massot).
1 13. Miciiodière (J. -B. François, comte de la), prévôt des marchands du
17 mars 1772 au 17 août 1778. Signé à gauche : Duplessis pinxit, 1771. Haut. o,85; larg. o,64- A figuré à l’Exposition universelle de 1878, aux portraits nationaux, n° 398; appart. à M. Armand Fréret. N° 616 du cat. du musée Carnavalet. Gravé par P. -P. Moles, en 1772.
1 1 4 • Montjoye (l’abbé Guillot de), chanoine de N.-D. de Paris. Haut. 0,93; larg. 0,75. « Assis devant une table à gauche, il tient un plan. Sa tête, vue de face, annonce un âge proche de la quarantaine ; cheveux poudrés. Parements rouges aux poignets de sa soutane. » N° 1 43 du cat. du musée de Picardie à Amiens (legs des frères Lavalard de Roye, en 1890). Ce portrait est mentionné dans l’Etat des objets d’art placés dans les monuments religieux et civils de
CATALOGUE DES OEUVPES DE DUPLESSIS 33 1
Paris au début de la Révolution française, comme se trouvant dans l’église Notre-Dame (H. Stein) et dans l’Etat décadaire (io au 20 floréal an II (29 avril-9 mai 1794) d’Alexandre Lenoir, des objets entrés au dépôt des Petits-Augustins (musée des monuments français); il l’avait reçu le 16 floréal du comité révolutionnaire de la Cité, par les mains des citoyens Jurine et Guiraudet (Inventaire des richesses d’art de la France, II, p. i54).
1 1 5 . Monsieur, frère du roi (comte de Provence). Ovale. Haut. 0,80;
larg. o,64- Salon de 1779, sous le n° 124. Gravé par Sergent, in-4, N° 387 du cat. du musée Condé.
116. — Une réplique ou une copie en est offerte, en 1 8 1 5, par la veuve de
Duplessis à la maison du roi, qui refuse de faire son acquisition. Un exemplaire a été payé 2 020 francs à la vente Martini, février I9I *•
117. — Monsieur, comte de Provence. Ovale, haut. 0,80; larg, o,65. De
trois quarts, la tète presque tournée de face et vivement en lumière. Le prince est en habit de couleur mauve tirant sur le rouge et brodé d’or, sur lequel il porte, en sautoir, le cordon bleu de l’ordre du Saint-Esprit ; il a aussi la croix émaillée des ordres de Saint-Lazare et du Mont-Carmel, dont il était grand maître. Le gilet est en soie crème.
Ce portrait est antérieur à celui du musée Condé, dont il est très différent ; il a été rentoilé ; il appartient au vicomte de Reiset, à qui l’on doit les plus intéressants travaux historiques sur les derniers Bourbons, et dont le grand-père commanda les gardes du corps du roi Louis XVIII.
118. Neceer. Signé: ./. S. Duplessis pinx. 1781. Salon de 1783, sous le
n° 48. Gravé par Auguste de Saint-Aubin, en 1784, qui estimait tout particulièrement cette gravure. Sergent en fit sous sa direction un dessin aquarellé qui est au musée Carnavalet et qui porte cette mention : « historié d’un bas-relief allégorique ». Appartient au comte d’Haussonville, qui a bien voulu m’écrire que les archives de Coppet ne contiennent aucun document au sujet de ce portrait. Il en a etc fait de nombreuses reproductions.
1 1 9 - Neceer (Madame). Salon de 1783, sous le n° 49. Appartient au comte d’Haussonville.
120. Necker. Ovale. Haut. o,48;larg. o,38. « A mi-corps, de trois quarts
à gauche, le visage souriant, les cheveux relevés et poudrés, la tête rejetée en arrière et inclinée sur la droite ; il porte un habit de couleur lie de vin ouvert sur un jabot de dentelle. » N° 5i du cat. de la vente Mniszech, 9 avril 1902, où il fut adjugé 18220 francs (à M. Lévy).
121. — A la vente du comte de G..., avril 1907, les portraits de M. et
Mme Necker (nos 24 et 25), toile, ovales, haut. o,32 ; larg. 0,27 ont été adjugés 25 200 francs (répliques réduites des portraits de Coppet), reproduits dans le catalogue.
122. — Une autre réduction a figuré à l’Exposition de Berlin, 1910; appar-
tient au comte de Camondo.
123. Olivier-Durouret, membre de l’Assemblée représentative du Comtat
en 1790. Né le 10 février 1753 à Carpentras; juge au tribunal d’appel et conseiller à la Cour d’appel de Nîmes. Parmi les nombreux ouvrages qu’il a publiés, le D' Barjavel cite : L’Esprit d’Orphée, ou de l’influence respective de la musique, de la morale et de la législation. L’auteur, dit le Dictionnaire biographique de Vaucluse, voudrait voir l’enseignement de la musique substitué à celui de la science du droit, cet art lui paraissant devoir produire les plus salutaires effets pour améliorer les mœurs publiques. Portrait cité dans une lettre d’Olivier-Vit&lis, bibliothécaire à Carpentras, parent du peintre
124- Ormesson (le Président d’, L. François de Paule), neveu de d’Aguesseau (1 748-1 789), premier Président du Parlement de Paris, membre honoraire de l’Académie des Inscriptions. Salon de 1777, sous le n° 120.
125. Péru (Joseph), né à Avignon le 21 janvier 1721, mort à Carpentras
le i4 février 1800. Professeur de dessin à l’Ecole centrale de Vaucluse. Haut. 0,59; larg. o,48. Musée de Carpentras, n° 82.
126. — Le même. Haut. o,63; larg. o,5i. A figuré à l’Expos. univ. de
CATALOGUE DES ŒUVRES DE DUPLESSIS
1900, à la Centennale; musée Calvet, n° i55. Payé 4 o francs en novembre i844- Reproduit dans le livre d’or du musée Calvet.
127. Rasilly (le marquis de), brigadier des armées du Roi, capitaine des
gardes-françaises. Haut. 2 pieds 3 pouces; larg. 1 pied 10 pouces. Louis-François, marquis de Rasilly (1718-1804), fit toute sa carrière dans le régiment des gardes-françaises, où il fut nommé capitaine d’une compagnie avec le grade de colonel, puis brigadier des armées du roi le 20 avril 1768. Il avait épousé en premières noces la veuve de Georges Maréchal, seigneur de Rièvre, et était ainsi le beau-père du marquis de Rièvre, connu par ses bons mots et dont Duplessis exposa le portrait au Salon de 1777. Salon de 1769, sous le n° 190. Appartient au comte Ferrand.
128. Roux, secrétaire du roi, correspondant de l’Académie royale d’architec-
ture. Salon de 1773, sous le n° 170.
129. Saint-Maurice (Mme de). Exposé sous le n° 123 au Salon de 1777,
dessiné par Saint-Aubin dans son livret.
130. Saint-Paulet (la marquise Gabrielle de), née de Raymond Pomerol de
Modène, décédée le 5 avril 1774- En buste, de trois quarts; coiffe de dentelles ; robe de soie grenat, brochée de fleurs vertes, décolletée en carré; mouche sur la joue gauche. Haut. 0,70; larg. o,55. Légué au musée de Carpentras par Gautier de Saint-Paulet, ancien magistrat. Une copie par D. Ronnet est au musée de cette ville.
1 3 1 . Saint-Sauveur (Joseph-Marie de Rafellis, marquis de). Lieutenant dans
le régiment d’infanterie de Conti, à i4 ans; servit aux sièges de Philippsbourg et de Kehl dans la guerre de 1732, passa dans le régiment de Conti-Cavalerie en 1740; chevalier de Saint-Louis en 1746 et l’année suivante mestre de camp de cavalerie, après avoir été sous les ordres du maréchal de Saxe ; il était capitaine de cavalerie à Fontenoy où il fut blessé et montra une vaillance que Voltaire signala. Mort à Tulle le 12 octobre 1774- D’après une lettre de Duplessis, ce portrait fut achevé en décembre 1751, peu de jours avant le départ du peintre pour Lyon.
132. Sénac de Meiliian (Gabriel), intendant du Hainault, né à Paris en
1736, fils du premier médecin de Louis XV; mort à Vienne, en
Autriche, en i8o3. Voltaire lui écrit quelques lettres flatteuses : « Faites de la prose ou des vers; donnez-vous à la philosophie ou aux affaires, vous réussirez à tout ce que vous entreprendrez. » Il est invité aux Délices. D’après l’ouvrage que M. Louis Legrand, conseiller d’Etat, a consacré à l’auteur des Considérations sur l’Esprit et les mœurs, son portrait fut placé à l’hôtel de ville de Valenciennes, où il fut lacéré pendant la Révolution. Peint en 1783, gravé par Ch. Cl. Bervic, en 1784. La gravure fut exposée au Salon de 1785.
1 33. Tavernery (Jacques-Joseph-Durand de), aide-major des gardes du corps, décédé à Paris le 17 août 1787, inhumé à Saint-Sulpice. Salon de 1781, sous le n° 75. Barjavel cite ce portrait, qui se trouvait en i84o, à Carpentras, chez les demoiselles Bernus, de la famille du sculpteur.
1 34 - Thomas, de l’Académie française. Salon de 1781, sous le n° 74. Un portrait de Thomas, donné à la bibliothèque de Clermont-Ferrand, a figuré à l’Expos. univ. de 1878, galerie des Portraits nationaux; toile, ovale. Haut. 0,70; larg. 0,57.
1 35. Usson (comte d’). Haut. 2 pieds 3 pouces; larg. 1 pied 10 pouces.
Salon de 1775, sous le n° 124.
1 36. Vaisnes (Jean de) avait été nommé par Turgot directeur des domaines
à Limoges pendant son intendance. Il remplaça en septembre 1774 M. Le Clerc, en qualité de premier commis des finances ; il était du parti des philosophes. Un pamphlet intitulé : Lettre d'un profane à l’abbé Beaudeau attaqua sa vie privée et son origine. Il en est fréquemment question dans la correspondance de Ml,e de Lespinasse qui dit de lui : « Il a sacrifié son intérêt à son amitié pour M. Turgot et à son amour pour le bien public... il a eu l’activité de la vertu. » Diderot parle de Mme de Vaisnes avec sympathie et soupçonne que le mari « a plus d’ambition qu’il n’en montre ». Voltaire lui écrit fréquemment les lettres les plus flatteuses, par exemple : « Je lis dans les gazettes que les vils ennemis de M. Turgot ont fait un libelle dans lequel vous étiez insulté et que le roi leur a répondu lui-même en vous faisant son lecteur. — On dit que vous travaillez avec une facilité étonnante, que vous mettez le plus grand ordre et
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la netteté la plus lumineuse dans tout ce que vous faites, que vous n’avez jamais l’air occupé en vous occupant toujours; que vous êtes aussi aimable dans la société qu’essentiel en affaires ». Il donnait à dîner le mardi aux gens de lettres, aux philosophes et aux économistes. Quoique le « vieux malade » de Ferney lui conseille de garder sa place, il résigne ses fonctions à l’entrée de Necker au ministère et devient administrateur des postes jusqu’au ier janvier 1778. Il fut nommé membre de l’Institut en i8o3, et mourut le 16 mars de la même année. Ce portrait, qui a figuré à l’exposition de Marseille en 1861, appartient au marquis de Montgrand.
137. Yaladier de la Bonnette. Exécuté pour l’hôpital de Carpentras et
payé 24 livres le 20 septembre 1772.
138. Valernes (Henri Bernardi de), lieutenant des vaisseaux du roi. Pastel.
Haut. o,3o; larg. o,25. Au musée de Sault. Don de M. Evariste de Valernes, 1878.
139. Véri (abbé de). Ovale. Haut. 2 pieds; larg. 1 pied 8 pouces. Repré-
senté de face, en buste, sans les mains. En perruque, petit rabat; camail violet, laissant passer la dentelle du rabat. Signé : J. S. Duplessis. Salon de 1775, sous le n° 125. Appartient à M"es F...
140. — Même personnage, à peu près au même âge ; en camail rose bordé
d’hermine, nœud de soie rose sur l’épaule gauche; avec les armes à gauche. Appartient à Mme Paul de Faucher en usufruit, et en nue propriété au musée Calvet. Dans une question posée à X Intermédiaire des chercheurs et des curieux (20 mars 1899) M. Paul de Faucher en cita des répliques ou des copies chez le marquis des Isnards- Suze, chez M. de Merles, à Valréas, et chez feu le marquis de Séguins-Vassieux .
1 4 1 - Vien, peintre du roi et chevalier de son ordre. Haut. 1 m. 3o; larg. o m. 98. Salon de 1785, sous le n° 43. Musée du Louvre, n° 277 du cat. salle XV ; a été transféré depuis dans la salle xvi.
i4a. Vincent (Jacques), licencié en droit. « A légué à cet hôpital (de Carpentras) 6000 francs par son testament... il est décédé dans cette
volonté le 1 4 sept, t 749 - » L’inscription de ces mots au bas du portrait, exécuté pour l’hôpital en 1754 et payé 24 livres, a porté le prix à 4o sols en sus. C’est le seul portrait peint par Duplessis qui ait été retrouvé à l’hôpital de Carpentras.
1 43. Voisins (Gilbert de), avocat général, puis conseiller d’Etat. Gravé par B. Car. Levesque, 1791.