‹ J.-S. Duplessis, peintre du roi, 1725-1802Chapitre 75 sur 134 · I. Archives nationales, O1 1917, pl. 3, n · texte numérisé non relu

I. Archives nationales, O1 1917, pl. 3, n

été fixée au premier may de chaque année, je désirerois que cette époque ne fut pas changée et lorsque nous serons au premier may de 1786 qu’on me payat les cinq cent livres de la première pension pour le courant d’une année auquel payement on ajouteroit le payement d’autant de mois qu’il s’en seroit écoulé depuis le jour que le Roy a signé l’ordre de l’augmentation de trois cent livres ce qui me paroit naturel et dans les règles de la justice, je vous seray obligé si par les expressions du brevet vous pouvez me conduire à cet arrangement1.

Duplessis.

Je vous prie de vous souvenir que mon nom s’écrit Joseph Siffred Duplessis.

11 faut arriver au 1 1 septembre 1786 pour que la pension du peintre du roi soit portée à 1 200 livres (jouissance du Ier septembre. Brevet du 20 du même mois). La lettre de remerciements de Duplessis, en date du i4, paraîtrait dépasser les bornes de la gratitude humaine, si l’on ne songeait à la détresse où est réduit l’artiste sexagénaire au lendemain de la déconfiture du prince de Guéménée. C'est ce qu il faut voir surtout dans la lettre suivante :

Monsieur le Comte,

Ap rès les assurances que vous avez bien voulu me donner dernièrement, pour prévenir mes inquiétudes, que vous m’accordiez huit mile livres lors même que mon mémoire n’en portoit que quatre, ce bienfait accru encore par une augmentation de pension me met dans l’impossibilité de vous exprimer dignement ma reconnoissance. Je vous prie d’y suppléer vous même, et je me borneray à une réflexion que j’ay déjà faitte dans une pareille occasion.

Il semble que le Ciel qui ne veut pas ma perte, m’a ménagé dans sa bonté vottre puissante protection pour réparer touttes les injustices que le sort me fait éprouver; je la trouve partout et en toutte occasion, et je serois tenté de le remercier de mes malheurs puisqu'ils ont servi à faire éclater des témoignages si flatteurs de vottre bonté à mon égard. Ils sont en effet si prétieux

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