HONORAIRES
pour moy, que si le ciel me réserve encore quelques faveurs je le prie de les faire passer par vos mains, il me sera plus doux de tenir tout de vous, mais la première (et la seule pour laquelle je pourrois l’importuner) ce sera de vous combler de ses bénédictions tous les jours d’une longue vie, et la seconde quil ne permette jamais que vous puissiés douter de ma vive reconnoissance et du profond respect avec lequel...
Duplessis *.
A Paris ce i4 septembre 1785.
Le comte d’Angiviller, dans sa réelle sollicitude envers Duplessis, s’était efforcé de reconstituer la somme perdue par le peintre et il lui avait opportunément fait allouer l’indemnité pour l’abandon du portrait de Marie-Antoinette, dont il a été parlé déjà. La réponse du peintre fait connaître quel est l’état de ses affaires :
Monsieur le Comte,
A Paris, ce i4 novembre 1785.
J’ay reçu il y a trois à quatre jours l’ordonance pour être payé des huit mile livres que vous m’avez fait obtenir de la bonté du Roy. Vous mettez le comble à la vottre par la lettre dont vous accompagnez ce bienfait. L’intérêt que vous daignez prendre à la conservation de mon petit trésor en est une marque bien prétieuse pour moy. J’iray toucher aujourd’huy ; mais il ne m’est pas permis de placer encore cette somme ; je puis tout au plus la joindre à une auttre qui est déjà déposée au Mont de piété, pour attendre le jugement d’un procès.
Si justice m’est rendue jepourray alors la placer plus avantageusement et je ne feray rien que par vos ordres, trop heureux que vous vouliez bien m’en donner en pareille occasion.
S’il paroit superflu, il est cependant vray que ce sera toujours avec un nouveau plaisir que je vous repeteray les assurances de ma vive reconnoissance et du profond respect avec lequel, etc...
Duplessis2.
Dans la correspondance relative à ses affaires financières, Duplessis