‹ J. SulkowskiChapitre 59 sur 88 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Le traité de Campo-Formio , aii moment Ou il fut arreté , ne paraissait pas à Sulkowski fondé sur le plus grand intérêt de la France , et sur la réalité de ses moyens. Jamais, selon lui, l’armée française n’avait été plus forte, mieux approvisionnée , mieux organisée , et plus capble dé grandes choses ; mais Bonaparte croyait avoir en cette occasion assez de gloire guerrière , pour commence** à en user au profit de son ambition , et dominer les affaires de son pays , en s’emparant de la politique et de la diplomatie. Un traité de paix lui avait paru le premier moyen d’enchaîner les renommées militaires du Rhin, qui étaient pour lui une dangereuse et importune rivalité. Le traité de Cdmpo-Formio étant donc signé , Bonaparte venait à Radstadt suivre, à ce qu’on croyait , les négociations de la paix dont son traité était le commencement. Il chargea Sulkowski de revenir par le Tyrol, pout* examiner de ce côté l’état des forces militaires que l’Autriche pouvait y avoir conservées, et lui en rendre compte à Paris.

En traversant ce pays, Sulkowski descendait sans cesse de voiture pour examiner les champs où les Français et les Tyroliens s’étaient, quelques mois auparavant , si courageusement disputé la victoire. 11 ajouta de nouvelles observations , et , tout en admirant la belle détermination qu’avait eue Joubert dans cette campagne , Sulkowski n’était pas d’une opinion très - décidée sur les . chances qu’aurait pu entraîner la non-conclusion

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sutitowsict.

des préliminaires de Léoben, On trouve encore à ce sujet des motifs de son incertitude exprimés dans le fragment de ses lettres.

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