ACTE V, SCENE X
BORSELLE , se contenant avec peine.
Mon Dieu !
PHILIPPE, continuant.
J'ai dû VOUS éclairer ; car seul , peut-être , j'ai des preuves plus fortes que celles que vous pouvez posséder vous-même...
BORSELLE, rfewéme.
Mon Dieu !
PHILIPPE, continuant.
Oui, Jacqueline, ce n'est que trop vrai et trop bien connu, Jacqueline s'est offerte volontairement au prince et lui a proposé publiquement cette union : preuve, n'est-ce pas, qu'elle adorait ce Glocester?
BORSELLE, éclatant.
Tu es un lâche !... Je suis sans arme !...
PHILIPPE
Et si la lettre de Jacqueline, cette lettre qu'elle écrivit au prince, était entre mes mains?
BORSELLE.
Celte lettre !
PHILIPPE, s'approchant de Borselle et la lui glissant dans la main.
Dis-moi , ne sens-tu pas, en la touchant, que c'est là cette œuvre de perfidie?... Prends-la... prends, et je te laisse... Adieu , mais rappelle-toi que tu as été prisonnier à Mons pendant une année... N'oublie pas que , lorsque lu fus délivré, le prince de Glocester venait de retourner à I^ondres... BORSELLE, à part et comme malgré lui.
C'est vrai !
PHILIPPE , continuant.
Lis cette lettre... Je le dis encore : le sort qui t'est réservé a éveillé ma pitié.
// sort.
162 JACOUELINE DE BAVIERE.