‹ Jacqueline de Bavière; drame en cinq actesChapitre 107 sur 113 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

BORSELLE,*eM/.

// se cache le visage de ses mains.

Cette langue de vipère a empoisonné tout mon sang... Philippe... Quand cela serait, croit-il^l'infâme, que je consente à servir ses projets?... — Il me semble que cette lettre brûle dans ma main... La déchirer...

Avec impctuositc.

Non ! la vérité!., il le faut! Une heure comme cela me tuerait !

Il court près de la lampe qu'un garde a attachée au pilier à gauche.

C'est son écriture. — Mon Dieu!... mon Dieu ! éloignez de moi les pensées criminelles .'

Lisant. «... Une promesse ! ... épouse de Glocester! ...tt — Après avoir lu ^ il laisse retomber las bras avec accablement.

La vérité...

Avec explosion et frappant son front de ses poings.

Désespoir ! ! — Oh ! la mort maintenant! la mort ! je la bénirai ! Vivre serait affreux , quand toutes mes illusions sont mortes, quand l'ange s'est changé en démon et le ciel en enfer !

Oti entend sonner quatre heures à l'abbaye.

Quatre heures... L'heure du supplice... — Quel souvenir il Simonet l'a dit ! mes compagnons sont là , prêts à me délivrer !

Hors de lui.

Oh !... je ne veux pas cela ! Qu'on me laisse mourir ! Oh! non! non! je ne le veux pas!... Je me briserai plutôt la tête contre ces barreaux !,.. — Mais ils vont venir, mais le sang va couler pour délivrer un homme à qui la vie ré-

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