‹ Jacqueline de Bavière; drame en cinq actesChapitre 3 sur 113 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

SIMONET, JEAN NOLLE , LAURENT, puis le CAPITAINE, piQuiERs.

Sous le hangar plusieurs piquiors flonuent étendus sur de la paille ; prés de la porte du fond, Laurent en sentinelle est appuyé sur le bois de sa pique. — 0)1 entend dans le lointain un son dit cor prolongé.

LAURENT, qui a relevé vivement la tête.

Encore!... quel peut être ce signal? — Simonel! ! — Un signal de malheur... — Hé! Simonel!! Jean Nolle!! nies remue de sa pique. Dormcurs endiablés!...

SIMONET; il lùve la tûte et se recouche aussitôt.

Par la mordieu ! !e cauchemar te tieaae au ventre, convoiteur du sommeil d'autrui !

LAURENT

N'as-tu pas entendu le son d'un cornet qui s'est répété par trois fois dans la campagne?

SIMONET

Au diable ton cornet ! laisse-nous dormir !

Entrent le capitaine et quelques hommes du guet.

LE CAPITAINE

On relève les postes de nuit. Il ne s'est rien passé de ce côté?

LAURENT

J'ai entendu un signal dans la campagne, un son de cornet qui a réveillé les chiens des censés voisines.

LE CAPITAINE

Les hommes que nous avons relevés l'ont entendu aussi... et puis un grand cri, n'est-ce pas?

LAURENT

Je n'ai entendu que le cornet et cela s'est répété trois fois.

LE CAPITAINE

Ce sont quelques boute-feu ou larrons : les coquins ont eu beau jeu pendant que nous faisions la guerre en Zélande ; mais s'ils osent se frotter à nous , ils y laisseront leur peau , foi de capitaine ! — Suis-nous !

Ils sortent.

Page 1