ACTE II, SCENE IV
MADAME DE SAINTRAILLE.
Quelle frayeur !
Eh bien ! mon Dieu! qu'y a-t-il donc?
MADEMOISELLE DE C.OBHAM.
Madame, votre oiseau s'est envolé.
JACQUELINE, émue.
Assan !
MADEMOISELLE DE COBHAM
Un coup de sifflet est parti du fond du parc : il a pris son essor et a disparu.
JACQUELINE, à madame de Saintraillc.
Faites courir dans le parc ! Que l'on se répande de tous côtés. — Assan ! mais que fait-il ? qu'il se relève ! MADAME DE SAINTRAILLE.
Bonne nouvelle! il est découvert. Voyez, madame, le
voilà perché sur le poing d'un jeune écuyer qui le rapporte
en toute hâte.
MADEMOISELLE DE COBHAM
Remarquez donc comme notre déserteur lui fait de tendres agaceries!
MADAME DE SAINTRAILLE.
Qui peut partager avec Madame les affections de cet oiseau ?
Qu'on fasse monter cet homme !
MADEMOISELLE DE COBHAM
Il vient , le voici !
Borselle parait au haut du perron. Il remet l'oiseau à Assan Il reste au fond.
52 JACÇ^UELINE DE BAVIÈRE.
JACQUELINE , descendant la scène.
Madame de Sainlraille , faites que je reste seule : tenezvous près d'ici , et avertissez-moi de l'arrivée du duc.
A part.
C'est lui!
Madame de Saintraille sort en faisant signe ù mademoiselle de Cobhatn et à Assari de la suivre .