ACTE II. SCENE V
BORSELLE.
Ils sont trois.
Vous les connaissez ?
BORSELLE.
Je les connais.
Leurs noms?...
Le Bavarois.
Il est en Zélande.
BORSELLE.
BORSELLE.
Ses complices sont ici !
Après?
BORSELLE.
Le duc de Bourgogne.
Et puis?...
BORSELLE.
Le duc votre époux !
Vous êtes mal informé ! — Le duc de Bourgogne ! Les gens de Flandre lui donnent trop d'occupation potir qu'il songe à rien entreprendre contre moi ! — Savez-vous bien, jeune homme, que je suis plus puissante qu'un duc de Brabant ou de Bourgogne! moi issue de la maison de Bavière, moi fille du comte d'Ostrevent...
BORSELLE , l'interrompant.
Le temps est précieux !... On ne peut nous entendre....
écoutez-moi de grâce!
Parlez.
BORSELLE.
Depuis long-temps le Bavarois entretient des intelligences secrètes avec votre époux.
D'où savez-vous cela ?
BORSELLE, avec impationce.
Écoutez-moi , madame ! — Ensemble ils ont médité votre perte. Le duc Jean , dont la faiblesse s'accommode peu de votre force d'ame, aspire à se défaire de vous. Les dames de Hainaut et de Zélande qui vous accompagnent seront renvoyées aujourd'hui même dans leur pays.
Cela ne se fera pas.
BORSELLE.
Écoutez ! écoutez ! — Cette nuit , un agent du duc est parti chargé de dépêches pour le Bavarois. Il y a dans ces dépêches un projet de traité signé par le duc et scellé de ses armes ; ce traité accorde au Bavarois la régence de vos états pour un terme de sept ans.
Est-ce que c'est possible ?
BORSELLE , continuant.
Écoutez ! Un article de ce traité vaut à lui seul tous les