‹ Jacqueline de Bavière; drame en cinq actesChapitre 40 sur 113 · ACTE II, SCENE Vil · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE Vil

Un homme? vous ne le craindriez, pas! Vous avez une dague, une épée, vous êtes brave, monseigneur...

LE DUC , toujours de même.

Quelqu'un pourrait so cacher et me frapper en traître.

C'est le propre d'un enfant, d'avoir peur du vent qui soulève une tapisserie... Pour l'enfant qui s'effraie , un acte de condescendance... — Je vais soulever cette draperie. LE DUC , l'arrêtant par la main.

Vraiment... vous êtes aujourd'hui ingénieuse à me railler, chère dame... Vous êtes impitoyable... Vous le savez bien pourtant , ce n'est rien de ce qu'il y a chez vous qui m'effraie... mais hors d'ici il se passe des choses...

Laissant aller la main qu'il tenait, et devenant pensif .

Il me revenait à l'esprit la mort de Lebègue, mon fidèle écuyer, assassiné à Mons par votre frère le Bâtard...

J'ai déploré cette action...

LE DUC

Je ne vous accuse pas , mais vos amis sont vindicatifs et cruels!

Cessez de les irriter, ils s'apaiseront. La réconciliation est encore possible...

LE DUC

Mais je la voudrais sincèrement...

Abjurez alors les projets que vous avez conçus , indignes d'im gentilhomme.

LE DUC

T'Serclaes...

Chassez vos conseillers, ce sont eux qui vous perdent. Ayez assez d'énergie pour dire : «Je veux!» et notre maison souveraine , et le pays entier sera sauvé !

LE DUC

C'est avec franchise que vous me parlez , c'est sans contrainte que je vous écoute et que je vous approuve...

Du hniit sur Vescalivr du fond.

— Quel est ce bruit ?

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