ACTE III, SCENE VllI
Oh ! je ne sais pas si la mort ne serait pas plus douce que cette vie errante ! que cet entourage d'hommes désordonnés et avides de sang, au milieu desquels mes regards de femme ne savent où se reposer!...
BORSELLE.
C'est une plainte du cœur Vous avez besoin d'une
compagne, madame?
JACQUELINE, se levant.
Une femme! un visage de femme! une voix douce et consolante, après cet affreux tumulte!... Oh! je serais bien heureuse d'embrasser une amie, et de pleurer avec elle!...
BORSELLE.
Celui qui aurait prévu ce besoin de votre ame, serait-il encore un méchant à vos yeux ?
Celui-là.... fût-ce mon ennemi mortel, je le bénirais !
Borselle fait un signe. — entrent plusieurs hommes aijnnt au milieu d'eux taie femme dont les yeux sont couverts d'un bandeau. — Borselle détache ce bandeau. — Les hommes se retirent.