SCÈNE VIII
LES PRÉcÉDENS, MADAME DE SAINTRAILLE ■.
JACQUELINE, se ^précipitant dans les bras de madame de Saintraille.
Ohl merci! merci!
Elles restent quelque temjjs embrassées.
MADAME DE SAINTRAILLE.
Ma noble maîtresse ! — Comme en peu de temps le sort
' Le comte de Croy, madame de Saintraille, Jacqueline, Borselle.
a tout changé autour de vous 1 Ces populations naguère encore si heureuses de vous voir, si fières de vous défendre... elles oublient vos bienfaits , calomnient jusqu'à votre courageuse résistance!
BORSELLE, au fond.
Les heures passent... des malheurs viennent après elles... JACQUELINE.
Cette voix a je ne sais quel accent , qui réveille en moi des impressions oubliées!... — Oui... les momens sont précieux !... Puisque des amis me restent, l'avenir est à moi !
A Borselle.
Que faut-il faire?
BORSELLE.
Vous , attendre ici , sous ma garde. — Comte , à côté de ce portrait, à gauche, à la hauteur de la main, est un bouton de fer, pressez-le.
/yc comte fait cela ; le polirait tourne, et l'on voit une somhre ouverture.
A VOUS deux , comte de Croy , comtesse de Saintraille !... Descendez dans cet étroit passage, et quelques détours que vous parcouriez, dirigez-vous toujours à gauche...— Prenez ceci : pour chacun de vous , la moitié d'un mouton d'or. Lorsque vous arriverez au bout du souterrain et que vous reverrez le jour , vous trouverez deux hommes. Présentezleur ces morceaux de monnaie.., s'ils vous montrent l'autre moitié, confiez-vous à eux. — Comtesse de Saintraille, parmi les vétemens qu'ils auront apportés, vous choisirez un déguisement pour votre maîtresse. Quand vous aurez tout disposé , revenez... Votre souveraine sera sauvée.
LE COMTE, à Jacqueline.
Madame , est-ce votre volonté ?