‹ Jacqueline de Bavière; drame en cinq actesChapitre 91 sur 113 · NOLLE, QUELQUES GENS DE MÉTIERS, GENS DU PEUPLE · texte numérisé non relu

NOLLE, QUELQUES GENS DE MÉTIERS, GENS DU PEUPLE

Les conjurés sont éperonnés. — Ils parient , comme dans l'acte précédent , nno cape noire.-^ Sur le côté gauche de leur cape, une herse bleue. — Au col un cygne en argent. — Ils arrivent par le caveau du fond; en entrant en scène, ils rejettent leur capuche, — Pelou entre seul, Simonet ensuite : il est très pâle,

SIMONET, au fond, d'une voix sourde.

Hé!...

Pelou , qui est arrivé au milieu de la scène, s'arrête jusqu'à ce que Simonet soit près de lui.

Les premiers arrivés... C'est un terrible moment... Est-ce

que tu ne sens pas le cœur bondir éperdument dans ta poitrine ?

Pelou met la main de Simonct sur son cœur.

Calme , ma foi , et posé comme une mule de Bénédictin.

PELOU.

Toujours.

Ce n'est pas la résolution qui me manque... mais, au dernier moment , on sent le froid qui monte au cœur et qui fait frissonner le corps,

PELOU.

Tu es bien armé ?...

Simonet tire de dessous ses vêteviens un énor?ne stylet. — Pelou en montre uti très court.

Voici qui vaut mieux. On frappe de plus près, mais c'est plus sûr.

// fait le geste de frapper.

Han !... — Un mouvement en avant pour élargir le fond de la plaie... Le sang est plus abondant, et il étouffe.

SIMONET

Tu es heureux... Un boucher!... quel avantage !...

PELOU.

Vois-tu grande différence à tuer un homme ou un bœuf ? Leur sang à tous deux tache en rouge... La peau diffère... voilà tout.

Entre Laurent.

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