ACTE V, SCENE I. I4ô
SIMONET , après avoir regardé dans le fond.
C'est un des nôtres...
LATJRENT , s'adressant à Pelou '.
Savez-vous ce qu'est devenu France deBorselle? On s'inquiète de sa disparition.
SDIONET.
Je le sais, moi. Je l'ai conduit il y a une heure à la cellule du frère Arnold : Madame Jacqueline y était entrée un instant auparavant.
LAURENT
Que fait-il là ?
SIMONET
Il te l'apprendra lui-même, car il m'a annoncé qu'il serait ici des premiers.
LATJRENT , regardant atitour de lui.
Voici donc le lieu choisi pour la cérémonie... Le prêtre est entré déjà.
SIMONET
Où est-il?
LAURENT , montrant le fond.
A l'autel.
SIMONET , montrant l'escalier.
Et cette porte , où conduit-elle?
LAURENT
Je l'ignore.
Entrent Jean Nolle , plusieurs conjurés , quelques bourgeois et gens du peuple.
' Simonet , Laurent, Pelou.
JEAN NULLE, qui a échangé quelques mots avec l'un des conjurés, dit avec précipitation.
C'est toi, Simonet... Pelou!... — Savez-vous bien ce qu'on vient de me dire?... Bruno a remarqué, dans un coin du caveau qui précède celui-ci , une crevasse qui donne dans un passage dérobé; il a très bien distingué deux hommes d'armes qui se sont cachés à sa vue.
SIMONET
Voilà qui n'est pas rassurant.
PELOTJ.
Il a dit deux hommes d'armes.
JEAN NOLLE.
C'est tout ce qu'on peut voir au travers d'une ouverture d'un demi-pouce... mais après ceux-là...
SIMONET
Il y en a d'autres certainement.
PELOU , haussant les épaules,
Bahi!
Plusieurs bourgeois et gens du peuple sont entrés pendant ce temps , et la chapelle du fond s'est éclairée. — Deux bedeaux se promènent à droite et à gauche de la tombe , et empêchent la foule de s'en trop approcher.