LES CONJURÉS
Oui ! — Nous aussi ! — Tous !
BORSELLE, avec véhémence.
Rage!!! — Mais il y a une porte là!...
LAURENT
Fermée !
PELOU.
Brisons-la !
LAURENT
Elle est de fer.
BORSELLE , montrant le fond.
Cet enfoncement !...
LAURENT. Il fait noir comme dans un tombeau.
JEAN NOLLE, sortant de la chapelle.
L'espérance en enfer, plutôt qu'une porte ici!
BORSELLE , au bas de la scène.
Est-ce un rêve ! ! Ma proie qui m'échappe... et mes droits, et ma couronne à présent !... tout cela rejeté ici , avec moi , pour être oublié dans l'ombre !... — Oh! cette voûte, si je pouvais la percer en la frappant de ma tête !...
Tous les conjurés sont épars , cherchant et furetant çà et là. JEAN NULLE , à la porte grillée.
D'ici l'on peut voir dans le grand vestibule... l'escalier est couvert d'hommes armés... — Un moment ! je vois entrer le magistrat en grande robe de juge... — Le bourreau ! Tous font un mouvement de terreur.
PELOU.
Ceux-là, inséparables !.. — La lame tient à la poignée...
On entend des coups éloignés.
BORSELLE.
Ecoutez... des coups sourds se font entendre! Nos compagnons ne nous abandonnent pas... ils essaient de nous délivrer.
JEAN NOLLE, au haut de la scène.
Les gardes se renforcent toujours; c'est une forêt de piques et de hallebardes... Il y en a sur toutes les marches.
PELOTJ , tranquillement.
Ce bruit, que nous entendons , n'est pas le bruit d'un combat...