‹ Jacques Callot, 1606 à 1637Chapitre 3 sur 3 · N0TL · texte numérisé non relu

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de la galerie du palais Corsini; ce sont douze petits tableaux à l'huile, conservés dans cette collection, inscrits au catalogue du tome n de l'Itinéraire de Rome, publié par Ribbi, en 4834, page 138, et ainsi désigné : La vie du soldat, peinte par Jacques Callot. Ces compositions sont celles que Ton désigne dans son œuvre, sous le nom des Misères de la guerre. Le gardien de la galerie Corsini, assure que ces tableaux y sont conservés depuis une époque très-éloignée, et que jamais on n'a élevé aucun doute sur leur authenticité.

Extrait de la notice de M. le baron de Haldat, intitulée : Jacques Callot, considéré comme peintre.

L'article consacré à Calot dontlenom est constamment écrit par deux 1 Callot , commence ainsi : « Chacun peut facilement comprendre ce que peut un esprit généreux , animé par la vertu lorsqu'il est soutenu par une volonté ferme, » etc.

L'auteur, après quelques détails sur la jeunesse de Calot , ses voyages aventureux , tous très-connus , entre dans de grands détails sur ses ouvrages dont il donne la description, indique l'époque et les circonstances où ils ont paru etquiont déterminé l'auteur à les entreprendre,etc; il parle des divers personnages qui ont été liés d'amitié avec le célèbre graveur, de ceux avec lesquels il a eu des relations et de ceux qui l'ont protégé , ou encouragé, de ceux auxquels il a dédié des ouvrages, particulièrement delà foire de Florence, dédiée à Louis, grand duc de Florence. Il releva, ou pour mieux dire, son éditeur Mauni,une erreur des biographes qui ont confondu un certain Luca'Santo, peintre, cité dans l'inscription de la foire de Florence avec l'évangeliste Saint-Luc.

Après de grands détails sur les pièces qu'il a publiées

NOTES

depuis celle composition célèbre, BaldiuuiTÏ rapporte 1 inscription qui se lisait au dessous du portrait de Calot , dans le cloître des Cordeliers de Nancy, et à l'occasion de ces mots : nullo docenle magistro, il discute l'exactitude de l'assertion; avoue que dans son enfance il a dû ne pas avoir de maître, mais que depuis son arrivée à Rome il fut guidé par Tommassini, ce dont on ne peut douter d'après la vie de ce graveur par Beglioui, et que depuis il eut pour maître à Florence Julio Parigi , chez lequel il acquit la perfection qui l'a rendu si célèbre. « Ce qui est dit, ajoute « le biographe , pour ne pas priver notre patrie ( per « non defraudare la medcsima...) d'une gloire qu'elle • sera toujours ambitieuse de conserver, c'est-à-dire, c d'avoir donné au monde par les talents de ses couci- « toyens un homme si célèbre, et aussi pour rendre à la c vérité historique l'hommage qui lui est dû. > Il termine en citant le blazon de Calot , composé de 5 étoiles formant une croix. Il cite aussi le portrait de Calol , âgé de 36 t ans, gravé par Moncornet. Mais nulle part il ne parle de ses talents comme peintre.

Il rapporte l'inscription latine placée au dessous du portrait de Moncornet que jetraduis ainsi : (En miraculum) Vous voyez ici un miracle., une merveille de la nature et de l'art, qui a su rendre par le crayon et le burin dans les plus petites dimensions tout ce que la nature a de plus magnifique et a donné à tous ses ouvrages une si grande perfection qu'on le peut justement regarder comme l'héritier unique des inspirations célestes.

Extrait de la vie de Calot, tirée de l'ouvrage de Baldinucci, premier vol., commencement et progrès de l'art , page 123 à loi . Edition de Milan, société typographique.

NOTES

(15) page 248.

Quelque temps après, le désir lui prit d'apprendre à graver au burin ; pour cet effet il se mit chez Philippe Thomassin, qui était de Troye en Champagne, mais qui s'étant marié à Rome, y demeura le reste de ses jours. Quoiqu'il ne fût pas un des plus excellents graveurs, il a fait pourtant une quantité d'ouvrages d'après Salviati, Barocchio, Vomi et plusieurs autres peintres. Ce fut donc chez lui que Callot commença à manier le burin. Il travailla d'abord d'après les Sadeler qui étaient fort en réputation, et après avoir copié quelques ouvrages des Bassan et autres peintres, il se mit à graver les tableaux des autels qui sont à Saint-Pierre, & Saint-Paul, à Saint-Jean de Latran, an nombre de vingt-huit. Ce ne sont pas de grands ouvrages, mais on y découvre quel était l'esprit de Callot, et comment il se perfectionnait de plus en plus dans la gravure.

Félibien, Bût. des Peintres.

(16) page 258.

J'ai vu ce tableau, qui n'est pas celui du Guerchin, en 1808; il venait d'être rapporté d'Italie au musée impérial, avec un grand nombre d'autres peintures précieuses. Ce tableau était dans un assez mauvais état de conservation, mais l'effet de ce groupe en était saisissant et tel que je l'ai décrit. J'ignore ce que ce tableau est devenu.

LAUTECR.

(17) page 287.

Lorsqu'il travaillait de la sorte avec beaucoup de soin et d'application, et qu'il s'occupait à voir tout ce qu'il y

NOTES

avait de plus curieux et de plus beau dans Rome, il fut obligé de quitter son maître, qui eut quelques sujets de jalousie, a cause de la familiarité peut-être un peu trop grande que Cal lot, alors jeune et bien fait, avait avec sa femme. 11 résolut donc de sortir de Rome.

Félibicn, Hist. des Peintres.

<18) page 294.

Étant arrivé à Forcnce, il fut arrêté a la porte de la ville par un ordre du grand-duc, qui voulait être informé du nom et de la qualité de tous les étrangers qui arrivaient. Ayant déclaré ce qu'il était, il fut mené au palais, et le grand-duc, après l'avoir interrogé lui-même sur ce qu'il faisait, l'obligea de demeurer à son service. Il lui fit donner une pension, avec ce qu'on appelle la Parte, et un logement dans la même galerie où travaillaient quantité d'autres excellents ouvriers. Trouvant ce petit établissement avantageux, il se mit à étudier avec beaucoup d'assiduité. Il allait voir souvent Canta Gallina son premier maître, Giulio Parrigi, peintre et ingénieur; Philippe Napolitain et Jacques Stella, de Lyon, tous deux peintres, qui étaient alors à Florence; et ayant fait amitié avec eux, il tâchait de s'instruire de plus en plus, et de profiter de leurs avis.

Félibien, Hist. des Peintres.

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