‹ Jacques Callot, sa vie, son œuvre et ses continuateurs (volume 2)Chapitre 16 sur 53 · lACOrES CALLOT · texte numérisé non relu

lACOrES CALLOT

acquise. Mallieiiiciiscinout il n'aura pas cette joie.

<( Notre graveur. — dil l'(''lil>i('ii, qui connaissait ("uillol par des amis communs, — noire graveur n'eut pas la satisfaction d'avoir des enfants de son mai'iage, mais en récompense il eut celle d'en produire un si grand nondue d'antres de son esprit et de sa main, lesquels ne mourront point, qu'on peut dire qu'il a laissé nne postérité beaucoup plus glorieuse pour lui que celle que beauconp de pères laissent après eux, dans des enfants qui souvent ne leur font pas beaucoup d'honneur. »

La philosophie, hélas! n'a rien à voir en pareille matière, et Callot ne pensait pas comme Félil)ien.

A peine marié, les commandes le poursuivent. C'est l'Inlanle Claire-Eugénie, gouvernante des Pays-Bas, qui l'appelle à Bruxelles pour lui faire retracer les péripéties du siège de Bréda. Ici nous allons entrer de plain-pied dans les discussions; M. Meaume ciovait. comme nous le pensons nous-mêmes, que l'artiste était allé dans les Flandres postérieurement à la chute de Bréda, soit après le '2 juin 1625. Au conliaire, M. Moritz Thausing, se fondant sur un alhuui de croquis conservé à l'Albertine à Vienne, |)r(''lendait qu'il y avait été appelé beaucoup plus tôt, au commencement des opérations, et que dans ce séjour au camp espagnol il avait eu le loisir de j)r(Midre sur nature les éléments de son travail ullé-

Page 1