OC
nées e le once tait clair rtier le 15 lo la est le lors,
hives IÈCCS, rivail
mort ét du quel- ‘derie, idée, il 1552, n$ les C qu'il ns son e de
Paramé) et qu’il y mourut. Mais ün n’a à cet égard aucune certitude.”
Telles ont été les opinions entretenues jusqu’à présent sur la date de cette mort.
Nous croyons aujourd’hui tenir la clef de ce problème regardé comme insoluble. M. Joïon des Longrais a trouvé cette date en marge d’an registre, juxtaposée à l’insignifiant narré de procédure qui suit :
‘“ Le mercredi, premier jour de septembre mil VCCELVII, l’alloué et le Grobien, procureur,
‘6 Il est commandé à Guillaume Aoustin, en la présence de Chaton, son procureur, de comparoir personnellement es jours et audiences de court.”
Ce dict mercredy au matin environ cinq heures décé 'a Jacques Cartier.
De telles annotations sont rares aux Registres du (Crreffe, ajoute M. Joûon des Longrais. À peine rencontre-t-on, à propos de quelques procureurs, des notes telles que celleci: “ Magister Joannes Le Roy obiit dominica A VIIa septembris 1580, Deus sui misereatur, amen,” ou encore sous le XII juillet 1559 :
‘ Le roi Henry, nostre bon seigneur, roy de France, deceda à Paris le Xe juillet 1559, aux X heures du matin.” Aussi la mention de Curtier s'applique t-elle peut-être autant au bon plaideur qu’au grand navigateur,
La date du premier de septembre 1557 admise, notre Découvreur avait atteint à sa mort l’âge assez avancé de soixante six ans.
Voilà donc un point historique qui nous paraît réglé. Il ne reste plus qu’à déterminer le genre de maladie dont il mourut. C’est ce que nous allons essayer d'établir.
En l’année 155%, la peste sévissuit à Saint- Malo. Depuis le commencement de l'été surtout, cette épidémie avait fait plusieurs victimes. Vers la fin d'août il y eut un redoublement du fléau, comme semble l'indiquer un memento inusité du greftier de la juridiction. ‘ La nuyt précélente, écrit-il, led. lundy (30 août 1557), decederent Estienne Richomme, Gruillemette Joliff, (ruillaume Faugues.” Or, Jacques Cartier succombait précisément deux jours plus tard. La coïncidence est assez significative.
Mais qu'était cette peste dont il est fait mention dans un règlement de voirie de cette même année ? Il ne peut pas être question de la peste d'Orient, la peste noire. Car nous savons qu'elle ne fit son apparition en Bretagne qu’en 1577, apportée par l’équipage d’un navire venant d'Italie. Hlle commança d’abord à Dinan, puis à Dol : et quelques jours plus tard elle éclatait à Saint-Malo. Ce fut un véritable désastre. Elle enleva des familles entières, des médecins, des prêtres, les gardesmalades, en un mot, tous ceux qui luttaient
nous \iner st ce
saintl'été sieurs ‘edou:
er un ction.
y (30 )mme, Or, L deux assez
st fait B cette ion de r nous bn en ipage mançi s jours fut un imilles rardesttaient
contre elle Corps à corps. On publia l'arrêt suivant: 1° Les portes des maisons où la maladie aurait frappé seraient cadenassées et marquées de grandes croix blanches, afin que nul n’en pût sortir de quarante jours. 20 Le procureur-syndic était chargé de délivrer le nombre de cadenas suffisant,
Dès que la mort avait frappé une victime, un signal convenu avertissait les commissaires qui décadenassaient les ‘ huis ”, retiraient le cadavre et scellaient de rechef ces sépulcres vivants ! Les secours indispensables étaient administrés par les fenêtres au moyen de paniers que les malheureux habitants des maisons mortuaires faisaient descendre dans la rue et on n’entendait que les voix sinistres des agents préposés au service des convois qui, munis de gaules blanches, avertissaient les passants de s'éloigner. La mort remplaçait la vie ! Ce fut ainsi pendant trois mois.
Lo fléau de 1557 n’avait pas un tel caractère de malignité. Le règlement de voirie, émis le 17 juillet, nous fait bien voir que, s’1l y avait pour les citoyens de Saint-Malo des précautions à prendre, celles-ci ne dépassaient pas les mesures hygiéniques ordinaires. En voici la teneur : ()
(1) Du sabmedy XVIe jour de juillet oud, an (1557).
‘ Ouez le ban de la court de Sainet Malo que l’on faict scavoir pour obvier à la corruption de l’air, maladies de peste et aultres que on voyt se preparer ct regner au detriment et mortalité du peuple, il est faict commandement à tous les manans et habitans de ceste ville do Sainct Malo, quels ont des pourceaux en ceste d. ville qu’ils aient à les tirer, faire tirer et oster hors cested. ville... .….. dedans lundy prochain... ct faire curer et nettoyer les rues chascun endroict soy, le tout sur peine de X I. d'amende et en ce qu'est desd. pourceaux de confiscation.”
En l’année 1548, le même fléau avait fait son apparition à Saint-Malo ou au moins dans les lieux circonvoisins, comme La Coquenaye, sur la Rence, les Boys Gervilly, ete. Une espèce d'enquête fut instituée devant la cour. Cartier donne son témoignage pour affirmer qu'il était mort quatre personnes dans la même journée au village de la Coquenaye. Les autorités prirent les mesures ordinaires pour arrêter les ravages de la contagion: enlever les poussiers, faire vider les pourceaux hors la ville, défendre de garder du vieux linge, ne pas employer d'ouvriers venant des lieux suspects, sous peine d’une amende de XX livres.
[alo ‘upque at et ent e do este r et ind y r les cine Jour
fait dans aye, Une our.
rmer ême Les pour lever hors re, ne lieux
La coïncidence de la mort de Cartier avec le redoublement de la contagion vers la fin d'août 1557, peut faire croire que le découvreur succomba, victime lui-même d’un mal dont les conséquences devaient être plus sérieuses pour un homme de son âge. Mais ce n’est là qu'une pure conjecture.
CHo