ACTE PREMIER
FIRMIN
Non. Vous savez, je suis marié, mon ouvrage faite,... je ne vas pas avec ces messieurs. . .
Quels messieurs?
Les domestiques...
Bon!
LUCETTE
LUCETTE
FIRMIN
Il y en a qui croient que c'est par fierté; non!... Chacun son état, comme dit cet autre, sa petite gloriole si vous voulez. Ils servent les bourgeois; moi... on ne peut pas me retirer ça ! je sers les animaux; mais enfin... j’ai do la bienveillance. A preuve, tenez, mon Dieu! j'avais idée de faire de la grande remise, à mon compte. Et puis, ma femme n’a pas voulu. Elle m’a dit : » Qu’est-ce que tu iras conduire des parvenus; tu n’as jamais été q’io d-ms la noblesse. » Mais la noblesse... ça n’est plus ça. Et vous voyez, me voilà; j'en viens à l’industrie! Ah! non, allez, je ne suis pas fier. Toutefois, dans les temps présents, il faut se renseigner et... entre nous! qu’est-ce que c’est... hein?
LUCETTE
Ici? Eh bien, un peu de mic-mac, un peu de bouteille à l’oncre : bonne maison pour les domestiques.
FIRMIN
Oui, mais pas de pouf, pas de faillite sous jeu?
LUCETTE
Vraie fortune! M. Cernol est un ingénieur : c'est à lui les forges que vous voyez d’ici, et lui, mon Dieu! qu’on le mène à la gare et qu’on aille l’y chercher le soir, c’est fini; mais...
ri
fv
Digitize*
rg |
j t$&.oogle
Bon! il y a madame : je la connais de vue; c’est jeune, c’est Irais... c’est sa seconde femme, à ce qu’on m’a dit?
LUCETTE
Oui, et dam! elle... il faut la mener quelquefois à Paris...
FIRMIN
Si ça n’est pas trop souvent, va... Je dis ça, c’est pour mes bêles...
LUCETTE
Bien sûr!
FIRMIN
Des enfants?
LUCETTE
Mon. Monsieur a bien un (ils, mais il court la prétantaine à l’étranger, depuis plus de cinq ans.
FIRMIN
Et c'est tout?
LUCETTE
Il y a encore mademoiselle Louise, une orpheline, la fille de l’ex-associé. Il est mort ruiné, celui-ci; et monsieur qui est parrain de la petite l’a recueillie.
FIRMIN
Pas à s’inquiéter d’elle. La femme en fait sa servante, parions?
Non, mademoiselle Louise se tient trop bien h sa place...
FIRMIN
Pimbêche, alors?