ACTE TROISIÈME
Va la trouver; non : allons-y ensemble, si tu veux. Je ne te demande pas de lui faire des excuses, oh ! non. Tends-lui la main... pour me faire plaisir 1... Et ne crains pas d’être reçu avec hauteur. Je ne le souffrirais pas, entends-tu !...
ALBERT, touché, h part.
Pauvre père!
CERNOL.
Tu es mon enfant, après tout.
ALBERT, à part.
Mais non, c’est impossible; comment faire ensuite?
CERNOL.
Allons, Albert, viens!
ALBERT
C’est au-dessus de mes forces.
CERNOL, doux.
Prends garde d'y mettre un peu d’orgueil.
ALBERT
Non, je ne puis pas, je ne veux pas !
CERNOL, hors de loi, après nn léger silence de consternation.
Tu ne veux pas?... (Se maîtrisant.) Sois donc libre puisque tu es esclave de tes instincts. O malheureux enfant, que ton cœur est sec, si tu me mets en demeure de choisir entre elle et toi? Décide toi-même. Mais ne t’y trompe pas : si, ce soir, en rentrant de Paris, je ne te retrouve pas, c’est pour la vie; tu ne me reverras jamais !... Va, je n’ai plus rien à te dire.
il fait vivement quelques pas vers la porte et s’arrête comme s’il attendait an mot de son Gis. Albert soaril tristement, lai envoie nn baiser d’adieu et sort.)