ACTE TROISIÈME
CKRNOL, venani b loi.
Maurice, je viens réclamer de vous un grand service.
MAURICE
De moi?
CERNOL.
A quel autre pourrais-je m’adresser? Il s’agit de secrets de famille, mon ami, et je suis accablé ! Il existe entre ma femme et mon fils un dissentiment dont je ne puis pénétrer la cause. Et ce matin, il y a eu un éclat entre eux.
MAURICE
Ce matin ?
CEHNOL.
Ah I déjà, hier, il a dû y avoir quelque chose; l’absence d’Amélie, cette chasse manquée, tout le prouve. Et vous concevrez ma peine à moi qui les aime également, et qui ne veux pas savoir qui a raison ou tort. Que puis-je prononcer, en effet? Ils sont sincères tous deux; tous deux ils se désolent, et moi, je n^n puis plus t...
MAURICE
Achevez...
CEENOL.
Tout à l’heure, cependant, j'ai dû intervenir.
MAURICE
Ali!...
CERNOL.
Et voyez avec quel acharnement ils se butent, puisque, resté avec mon fils, et l’ayant prié de toutes les façons, je
n’ai pu obtenir de lui qu’il fit le premier pas, en vue d'un rapprochement. C’est ma faute, peut-être; je me suis emporté; sans le vouloir, j’aurai passé les bornes et le pauvre enfant s’est éloigné... Eh bien! je vous l’avoue, j’ai peur.
MAURICE
Peur ! de quoi ?
CERNOL.
C’est un caractère à déterminations brusques, je l’ai menacé durement de ne le revoir jamais, et j’ai peur de ne pas le retrouver ce soir, à mon retour de Paris. On me taxera de faiblesse... qu’on dise! oui, je suis faible à la pensée de finir sans lui.
MAURICE
Mais que puis-je à cela, moi?
CERNOL.
Vous? Je vous prie de le voir et de me le ramener...
MAURICE, atterré, & part.
Moi?
CERNOL.
Dites-lui qu’en tous cas, il ne se peut pas que nous nous quittions ainsi.
MAURICE. '
Mais je le connais à peine, et je [crains que mon intervention...
CERNOL.
Ahl il vous écoutera. Il sait des choses, des projets, qui