‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 108 sur 359 · ETIENNE CHEVALIER · texte numérisé non relu

ETIENNE CHEVALIER

hautes charges de l'État. Il fut secrétaire du roi, conseiller et maître des comptes, contrôleur de la recette générale des finances et trésorier de France. La plupart des grandes ordonnances de ce règne furent contre-signées par lui, et nul doute qu'il n'ait été appelé à les discuter. Etienne Chevalier aima et protégea les arts. Originaire de Melun, il enrichit l'église de cette ville d'une statue de la "Vierge en argent doré et d'autres ornements de prix, y fit construire des orgues et la dota de deux, lahleaux à volets, qu'on y admirait encore au milieu du seizième siècle, et dans l'un desquels on croyait reconnaître les traits d'Agnès Sorel, dont il fut, avec Jacques Cœur et le médecin Robert Poitevin, chargé d'assurer les dernières volontés^.

Enfin le procureur général, Jean Dauvet, joua un grand rôle, principalement dans le procès de Jacques Cœur et pendant les dernières années du règne. De son côté, le comte du Maine ^ contre-balançait auprès du roi la faveur des Chahannes, avec lesquels il vivait dans un état d'inimitié déclarée.

Tels étaient les hommes qui, dans une période d'environ trente années , exercèrent tour à tour la principale influence dans la direction des affaires générales du royaume.

* Dissertation sur Etienne Chevalier et sa famille, par Godefroy ; Vie de Charles VII, p. 881 ; — Recherches sur les prétendus amours d'Agnès Sorel et d'Etienne Chevalier, Melunois, par Eugène Grésy, Melun, 18 45. — M. Grésy donne le dessin de ces tableaux. Etienne Chevalier y est prt^senté par un apôtre à la Vierge dont les traits seraient, d'après la Iradiliou, ceux d'Agnès Sorel.

2 II était frère du roi René. Après un premier mariage avec une duchesse napolitaine, il épousa en secondes noces Isabelle de Luxembourg Saint-Pol, de laquelle il eut Charles qui hérita du comté de Provence à la mort du roi René... Il eut de plus un fils naturel nommé Jean, surnommé le bâtard du Maine. (Papon, Histoire de Provence, t. m, p. 364, note.l

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