‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 145 sur 359 · HEUREUX RÉSULTATS · texte numérisé non relu

HEUREUX RÉSULTATS

D'après rorganisation qui avait été adoptée , l'homnip d'armes touchait par mois quinze francs seize sols, et l'archer sept francs dix sols. Charles VII tint la main à ce que cette solde, assez élevée, fût régulièrement payée. « Pour- « quoy, observe un chroniqueur, il n'y avoit sy hardy ni s^ « mauvois desdicts gens d'armes qui osassent personne des- « rober ny rien prendre de l'aultruy. Âins, passoient mar- (( chands et tous autres bonnes gens aussy seurement par « les lieux où ils se tenoient que parmy les bonnes villes. (! Et ainsy faisoit-on par tout le royaume de France, eust-on « porté par les champs son poing plein d'or; oncques n'y « avoit faict si seur, car mesmes larrons ne brigands ne « s'osoient tenir en France, que tantost ne fuissent pris par « les justices ou les gents d'armes *. »

Ainsi, dans l'espace d'environ treize années, de 1433 à 1448, Charles VII avait promulgué des ordonnances importantes sur la comptabilité publique et sur l'assiette de l'impôt, réprimé de graves abus dans l'université, et sensiblement amélioré l'administration de la justice. Depuis,

Charles (l'Armagnac était aussi accusé « depeccato contra naturam, de quo « constai, dit le Ms. per petias G. M. et L. inventarii. » Enfin, on lui reprochait « d'avoir souvent battu un sien chapelain nommé messire « Pierre, (|uand il lui refusoit choses secrètes entre eux. » — Le comte Jean V d'Arnuignac, son frère, occasionna, quelr|ues années après, de Lien autres scandales. C'est lui qui, éperdumcnl épris de sa sœur Isabelle, en eut deux enfants, voulut l'épouser, bien que déjà marié, fabriqua une bulle de dispenses au nom du pnpe Calixte III, et trouva, faut-il le dire? un prêtre pour bénir cette horrible union. Toute la vie de Jean d'Armagnac fut une longue lutte contre l'autorité royale et contre la justice. Enfin, en 1473, il fut massacré dans Lectoure, où il soutenait un siège contre les troupes royales, qui, après avoir saccagé la ville, la livrèrent aux flammes. Une étude approfondie sur cette famille des Armagnac éclairerait d'un jour curieux l'Iiisloire du quinzième siècle. * Mémoires de J. Du Clerc, Panthéon lilléraiie, p. 17 5.

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