‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 162 sur 359 · JACQUES COEUR COMMISSAIRE DU ROI · texte numérisé non relu

JACQUES COEUR COMMISSAIRE DU ROI

a disoit estre sur lesdits greniers, afin d'y donner ordre et « provision^ » Déjà, au mois de juin 1444, Charles VII le chargeait, conjointement avec Pierre du Moulin, archevêque de Toulouse, et Jean d'Etampes, trésorier et maître des requêtes, de procéder à l'installation du nouveau parlement du Languedoc^ Au mois de septembre suivant, Jacques Cœur figurait, avec Tanneguy-Duchatel, au nombre des commissaires chargés de présider, au nom du roi, les états généraux de cette province. Les commissaires demandaient aux états un aide ou don gratuit de 200,000 livres. Les états alléguant leur misère, causée tant par la sécheresse que par les ravages des gens d'armes du bâtard d'Armagnac, parvinrent à faire accepter 160,000 livres^. Une fois l'imposition votée, Jacques Cœur fut chargé d'en faire la répartition. D'après un acte autographe que l'on a conservé, les états luiallouèrent pour ce travail une indemnité de 300 livres*. Depuis cette époque jusqu'au jour de sa disgrâce, Jacques Cœur fit chaque année partie des commissaires du roi près les états du Languedoc. En 1443, il était eu outre désigné avec l'archevêque de Reims, le président du parlement de Toulouse et plusieurs autres, pour juger un différend que le comte Mathieu de Foix avait avec la noblesse et les peuples du Gominges. L'année suivante, les états généraux du Languedoc, réunis à Montpellier, votèrent un don gratuit de

i Bibl. imp. Ms3. Porlefetdlles Fontanieu, n"* 119-120.

2 Histoire du Languedoc, par un relifrieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur ( Dom Vaissette), l. V, p. 3.

3 Hisloire du Languedoc, etc., t. V, p. 5.

* Catalogue des livres imprimés de M. Lcber, t. III, art. 5,698. «La « signature de Jacques Cœur, dit M. Leber, est d'une élégance et d'une 11 netteté qui prouvent que cet homme célèbre, le plus riche marchand i' et le premier financier de son siècle, était encore un excellent cal- • ligraphe. » Voir le fac-similé de cette signature au chapitre suivant.

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