AUX ÉTATS DU LANGUEDOC
170,000 livres, non sans protester, suivant l'usage, en se fondant sur la détresse du pays. Les états faisaient observer qu'ils avaient payé au roi depuis six ans, pour les tailles ou fogaiges, 1,250,000 livres, sans compter l'impôt de l'équivalent du grenier à sel ^. Le don gratuit de l'année 1 448 fut fixé à 130,000 livres, ce tant pour la descharge du loge- « ment des 300 lances et des francs-archers que la province (( estoit obligée d'entretenir que pour les autres besoins de « l'Etat. » L'année d'après, les états accordèrent une somme égale, « plus 7,000 livres aux gens du grand conseil, pour « avoir aidé à obtenir l'abolition générale que naguère le c( roy avait accordée au Languedoc; 4,000 livres à Jacques « Guer, pour les dépenses par lui faites pour entretenir le a fait de la marchandise, par le moyen des galères, navires « et autres fustes... » Au mois de janvier 1430, les états renouvelèrent l'aide de 170,000 livres pour le roi, l'indemnité de 6,000 livres pour les gens du grand conseil et celle de 4,000 livres pour Jacques Cœur, upour le dédommager des « dépenses qu'il avait faites à rarmée pour la conquête de la « Normandie. » Enfin, en 1 431 , les états votèrent 1 20,000 livres pour le roi, 1,000 livres pour Jean d'Étampes, évéque de Carcassonne, « général des finances., tant en Langue d'oc u comme en Langue d'oil, » 400 livres à l'archevêque de Toulouse, pour avoir présidé l'assemblée, et 4,000 livres à Jacques Cœur *.
1 Histoire dti Languedoc, etc., t. V, p. 9. — L'équivalent était un droit que Charles VII avait, en 14 44, autorisé les états du Languedoc à mettre sur la chair fraîche et salée, sur le poisfon de mer, et sur la vente du vin au détail. Il remplaçait les aides. [Mémoires sur les impositions, parMoreau de Beaumont, t. II, p. 190.) On sait ce qu'étaient les droits du grenier à sel,
* Histoire du Languedoc, etc., t. V, p. 1?, 13 et 14.