DÉTAILS NOUVEAUX
Ainsi, la faveur dont jouissait Jacques Cœur était alors immense, et ses richesses, déjà prodigieuses, s'accroissaient tous les jours. On a vu, par les plaintes des petits marchands, que cette faveur lui livrait, en quelque rorte, le monopole de tout le commerce de la France. Armateur, industriel, commerçant, il était aussi l'intermédiaire préféré de quiconque avait de l'argent à toucher dans quelque ville que ce fût du royaume ou de l'étranger. A peine âgé de cinquante ans, son activité et les ressources qu'il possédait devaient nécessairement, en quelques années, augmenter encore sa fortune dans des proportions fabuleuses. En môme temps, tous les honneurs s'accumulaient sur sa personne. Il était successivement devenu maître des monnaies, argentier, conseiller du roi, trois fois ambassadeur. Un de
• Enharnaché, bien apointé
« Et couvert de velours vermeil...,
• Après li le suyvoit de court
• Brézé, Jacques Cueur l'argentier,
• Avec le sire de Gaucourt,
Il Tenant les rencs de leur quartier.
Il Ces trois estoieutvestus de mcsmes
0 De jacqueites et paravant,
11 Comme Dunois et en tout esmes,
• Sans différence aucunement....
« Et pour loyaument conseiller « L'entretènement et police, « Y avoit Trainel chancelier < Et autres grant gens de justice, Il V'alpergue, le seigneur Gaucourt, « Sire Jacques Cueur l'argeutier, « Et autres gens suivans la court, « Faisant debvoir en leur quartier;
• Mesmement ledit Jacques Cueur, i louchant l'argent et les finances, « Et qui y travailloit de cueur,
«1 Faisant extrême diligence.... »
(Les Vigiles de Charles VII, par Martial d'Auvergne, année 1449.)