‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 26 sur 359 · PREFACE. XXXV · texte numérisé non relu

PREFACE. XXXV

tituer l'hôtel de Bourges, tel qu'il était en 1451 . Sa publication jetterait certainement sur la vie intérieure, les modes, les coutumes du quinzième siècle, une vive lumière^.

L'autre manuscrit des Archives n'a encore, que je sache, été cité ni indiqué nulle part. C'est un registre sur parchemin, renfermant le compte des mines de Jacques Cœur ^, après leur contiscation et pendant qu'elles furent affermées au nom du roi. Situées dans les environs de Lyon, ces mines fournissaient de l'argent, du cuivre et du plomb ; elles paraissent avoir été peu lucratives. On trouverait, au besoin, dans ces comptes, des détails spéciaux sur l'exploitation de quelques établissernents minéralogiques datant des Romains, el qui, rendus par Charles VII lui-même aux enfants de Jacques Cœur, ont été abandonnés depuis plusieurs siècles comme improductifs.

Je publie enfin, soit dans le texte, soit à l'appendice, des lettres inédites de Jacques Cœur, d'Agnès Sorel, de Dunois, de Xaintrailles, de Talbot, et divers actes également inédits concernant le procès et la restitution aux enfants et aux facteurs de l'argentier des biens dont ils avaient d'abord été dépouillés.

Il doit exister, et on les trouvera peut-être un jour, des particularités nouvelles sur le commerce et la vie de Jacques Cœur, dans les archives de Poitiers, de Montpellier, de Barcelone, de Marseille, de Gênes, de Florence et de Rome. C'est à Poitiers, en effet, qu'il a fait, après sa condamnation, amende honorable, à genoux, un cierge de dix livres à la main; c'est de Marseille et de Montpellier que partaient ses navires pour le Levant, la Catalogne ,

1 Espérons qu'il fera un jour partie de la grande collection des Documents inédits sitr l'histoire de France.

2 Registre K, n° 329. . i

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