VENTE DE SES BIENS
Si tel n'était le bon plaisir du roi, il réclamait la faculté de se concerter avec son fils aîné, Tarchevêque de Bourges, et avec quatre de ses anciens facteurs qu'il indiquait. Bien que deux de ceux-ci eussent quitté le royaume, à cause de son procès, il espérait qu'on ne refuserait pas de leur donner des sûretés pour y rentrer. Mais aucune de ces demandes ne fut accueillie. On lui permit seulement de voir ses enfants deux jours de suite. Dans une de ces entrevues, il remit au procureur général la note de ses biens. Quelques jours après, celui-ci se rendit à Tours pour mettre en vente les marchandises de toutes sortes que Jacques Cœur y possédait ^ Le 19 du mois de juin, le procureur général fit publiera son de trompe etparcry publique^ dans toute la ville, un avis portant que « les biens meubles, draps d'or, d'argent, de soye, de laine, pelleterie, joyaulx, vaisselle, toiles, tissus et autres bagues et biens meubles, » appartenant à Jacques Cœur, qui se trouvaient à Tours, seraient vendus immédiatement aux plus offrants et derniers enchérisseurs. « On fait assavoir, de par le Roy, disait-il encore, à tous ceulx qui auront ou sauront aucuns des biens de Jacques Cuer qu'ilz les viennent révéler et desclairer au dit maistre Jehan Dauvet dedans huit jours, sur peine de pugnir ceulx qui feront le contraire de grandes pugnitions et amandes arbitraires ^. » Le procureur général fit faire également une estimation sommaire des objets les plus précieux, parmi lesquels figuraient des salières d'or à personnages et garnies de pierreries, des colliers d'or à boutons d'or émaillé, divers diamants, des saphirs, des perles, etc. La vente des biens
' C'est à Tours, sans doute, qu'il avait son principal entrepôt, à cause du voisinage de la cour, qui résidait le plus souvent à Loches, ù Cliinon, à Blois et dans les environs.
* Vente des biens, etc. Pièces jnslificativ", n* 1, extrait B,