‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 49 sur 359 · AU QUINZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU QUINZIÈME SIÈCLE

J'avais réuni un certain nombre de documents concernant la valeur de divers objets et la rémunération de travaux et journées vers le milieu du quinzième siècle. Au moment d'en faire usage, j'hésite, et voici pourquoi :

En général, rien n'est plus incertain et ne doit être employé avec plus de ménagements que les indications de celte nature. Par exemple, s'il s'agit de denrées, de fruits, d'objets d'alimenta-

* On sait qu'il y avait la livre parisis et la livre tournois, et que leur valeur intrinsèque était inégaie.

« Celte distinction, dit Leber, p. ?61, paraît s'être établie sous le règne de Philippe 1^'', mort en 1 108. Alors, on fabriquait à Tours une monnaie plus faible que celle de Paris et qu'on distingua de celte dernière par la dénomination de tournois, tirée du lieu de son origine. On ûl d'ailleurs par la suite, à Paris, des sous tournois comme des parisis. La livre piri$is ou de Paris était en force à la livre tournois comu.e 5 est à 4, c'est-à-dire d'un quart en sus. Cinq livres tournois ne valaient donc que quatre livres pansis; et comme la même différence s'est mainlenue jiisi]u'à Louis \\\\ elle ne doit point être perdue de vue dans l'évaluation des prix antérieurs au dix- septième siècle. »

Leber ajouie, p. 2G5, que dans les cas où la nature de la livre n'est pas spécifiée, il est au moins probable qu'il s'agit de livres loiirnois, M attendu qu'on a fabriqué beaucoup moins de parisis que de tournois ».

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