‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 53 sur 359 · LXXII CONCORDANCE DES CALENDRIERS · texte numérisé non relu

LXXII CONCORDANCE DES CALENDRIERS

commencé à des époques diverses. A Mayence, en Hongrie, à Milan, à Rome, en Aragon, en Castille, en Chypre, en Angleli'rre, dans les Pays-Bus el en Savoie, elle coniuiença p;ndant longtemps à ^oël ; à Trêves, à Flurence, en Sicile, le commencement de l'année était fixé au 25 mars; à Venise, l'année civile et ordinaire s'ouvrait au l*"" janvier, el l'année légale au l^"" mais ; à Strasbourg, celle-ci commençait à la Circoncision. En Suisse, dans les quatorzième et quinzième siècles, le premier jour de l'année était le 1^'' janvier, à l'exception di; diocèse de Lausanne et du pays de Vaud, où, depuis le concile dJ Bà'.e, on la fit commencer au 25 mars, etc., etc.

En France, dès le règne de Cliarlemagne el pendant tout le neuvième siècle, l'usage fui généralement de commencer l'année à Noël. Plus tard, les uns la commencèrent le 25 décembre; les autres, le 26 mars, el le plus grand nombre le jour ou la veilie de Pâques. Cependmt, la coutume invariable des rois, dans leurs chartes el leurs diplômes, depuis la fin du onzième siècle, el celle du parlement de Paris, depuis qu'il fut rendu sédentaire jusqu'à l'édit de Ciiarles IX, appelé communément ordonnance du Roussillon, qui fixa le point de départ de l'année au !*■' janvier, fui de la commencer à Pâques, ou plutôt au samedi saint, après la bénédiction du cierge pascal. Mais, dans les provinces de France dont les Anglais furent maîtres, l'usage le plus commun était de commencer l'année à Noël.

Enfin, cet usage variait suivant les pro\inces. Ainsi, dans celle de Reims, l'année commençait à l'Annonciation ; dans le diocèse de Soissons, à Noël; dans celui d'Amiens, à Pâques ; dans le Dauphiné, le Languedoc el dans les autres provinces méridionales, le 25 mars. En Provence, la diversité fui plus grande encore, car les uns plaçaient le commencement de l'année à Noël ou au !«■■ janvier, les autres au 25 mars ou à Pâques. En Lorraine, la variété fut à peu près la même, et ne cessa qu'en 1579, grâce à l'adoplion des mesures prescrites pour la France par l'ordonnance de Roussillon. {L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, etc., par un religieux de la congrégation de Sainl-Maur; Dissertation sur les dates des chartes et chroniques, t. I, p. H el suiv. Noies, /jQAS/;n.)

Toutes les dates de cet ouvrage sont d'après le vieux style, c'est-àdire qu'il est indispensable, lorsqu'il s'agit de l'un des quatre premiers mois de l'année moderne, de consulter le tableau qui précède pour avoir la date exacte selon le nouveau style.

ET

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