‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 70 sur 359 · ET COMMERCE DES VÉNITIENS · texte numérisé non relu

ET COMMERCE DES VÉNITIENS

et que toutes les nations recherchaient. Il n'était pas jusqu'aux drogues médicinales de l'Orient qui, travaillées par les pharmaciens de Venise, ne décuplassent de valeur. Estil besoin de rappeler ses admirables cristaux aux formes si élégantes, aux couleurs si limpides, ses glaces que la Franco a mis des siècles à égaler, ses cuirs dorés? Quant aux perles de Venise, elles seraient, au dire des voyageurs, restées la monnaie courante des peuples de la Nubie ^

Les expéditions maritimes des Vénitiens avaient un caractère de régularité et de puissance dont il est impossible

• de ne pas être frappé. Tous les ans, sept escadres compof sées de navires loués par la république à des compagnies ! mettaient à la voile pour la Romanie, Trébizonde, Chypre, 1 l'Arménie, la Syrie, la Barbarie, l'Egypte, l'Angleterre et

(a Flandre. D'après une chronique contemporaine, il partit I lie Venise, en 1433, une escadre pour les ports de Romanie,

■ une autre pour Beyrouth, une troisième pour Alexandrie,

■ une quatrième pour la Barbarie, une cinquième pour la c Flandre; une sixième transporta des pèlerins en Syrie;

• înfin, une septième se rendit à Aigues-Mortes^. Tandis s ju'en France les commerçants étaient considérés et traités e ivec dédain par la noblesse, tombant dans l'excès contraire, ', la république de Venise avait décidé que les galères faisant i-partie des escadres commerciales ne pourraient être com-

piandées que par des nobles. Chacune de ces escadres se

it composait de huit à dix navires d'une construction hardie

t pouvant porter de mille à deux mille tonneaux ?. Celle

* Depping, loc. cit., t. I, chap. III, passim. « Ibid., loc, cit., t. II, p. 315 et 319. Notes. ' Jules Lecomte , Venise, ou coup d'œil littéraire , artistique et t^ékistorique sur les monuments de cette cité; p. 458, l'arsenal, — » Les » historiens de Venise menlionnent, dès le treizième siècle, des co-

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