SYSTÈME DOUANIER A VENISE
qui était destinée pour la Flandre passait le détroit de Gibraltar, longeait les côtes de l'Espagne, du Portugal, de la France et se rendait d'abord en Angleterre; il lui était interdit de faire aucun chargement en* route et de rienj vendre en allant, sinon des marchandises sorties du port de Venise. Mais , au retour , les navires prenaient desj marchandises et les débitaient où ils voulaient. Afin de pouvoir lutter avec les pays qui fabriquaient mieux et meilleur marché certaines étoffes, Venise admettait sans droits, ou à des droits très-modérés, les objets qui devaient être échangés contre des marchandises asiatiques. Son système commercial abondait d'ailleurs en prohibitions et en entraves dirigées contre les étrangers. Après avoir essay( des droits différentiels, la république décida qu'on ne pourrait débarquer autre part qu'à Venise les marchandises di" Levant destinées pour des pays étrangers, ou celles de cef pays destinées pour le Levant ; les lieux soumis à la domination vénitienne n'étaient pas même l'objet d'une exception Un décret de 1272 contenait une obligation qui mérit» d'être signalée ; « Dans aucun cas, y est-il dit, le mar- « chand ne pourra rapporter et introduire à Venise de l'o: « et de l'argent monnayés ou des lettres de change, sou: « peine de la perte du quart '. » La liberté pure et simplt eût mieux valu et l'exécution du décret de 1272 dut présenter des obstacles insurmontables ; mais ne faut-il pa
« qiies de navire pouvant contenir jusqu'à mille hommes. Il faut I
V révélation de bâtiments pareils pour comprendre le traité que 1
« république fit avec saint I^ouis, pour le transporter en Afrique ave
« son armée. Louis IX avait dix mille fantassins et quatre mille clie
« vaux, et le transport s'elTectua avec quinze navires seulement! »
1 Pardessus, loc. cit. , 2" partie, p. lxxvi et suiv. Depping, loc, cil,