‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au 15e siecleChapitre 83 sur 359 · IMPORTANCE COMMERCIALE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE COMMERCIALE

« marchandise par mer et par terre. » Au seizième siècle, François P' aurait dit à Charles-Quint : « Paris n'est pas f< une ville, mais un monde. Tolose, Lyon, Bourdeaux et « Rouen, sont bien estimables, mais Montpellier les sur- <\ passée )) On a vu que Bourges, avec ses quarante églises, pouvait compter, vers le milieu du quinzième siècle, environ soixante mille habitants. On peut conclure des données qui précèdent et des soixante-cinq églises que renferma Montpellier au moment de sa plus grande splendeur, que sa population, aujourd'hui réduite à trente-sept mille âmes, devait atteindre alors un chiffre trois fois plus élevé.

Enfin, un autre grand port de la Méditerranée, celui de Barcelone, jouissait d'une prospérité déjà ancienne et qui n'avait jamais éprouvé d'interruption sensible. Heureuse d'obéir à ses rois, ce qui ne l'empêchait pas de posséder un excellent régime municipal, la capitale de la Catalogne se trouvait, sous quelques rapports, dans des conditions beaucoup plus avantageuses que les républiques italiennes, notamment que Gênes et Florence. Dès le quatorzième siècle, Barcelone avait un maguifique arsenal, et son port, défendu par des travaux importants, était fréquenté par des navires de toutes les nations. Des charpentiers habiles y construisaient des galères à deux et à trois ponts, renommées pour leur légèreté , qu'ils louaient en partie à des étrangers. Là, comme à Venise, à Gênes et à Marseille, le commerce était honoré, et la noblesse ne croyait pas déroger en s'y adonnant. En 1401, les syndics du consulat de Barcelone avancèrent au roi don Martin, conjointement avec les con-I sulats de Valence, de Mayorque et de Perpignan, l'argent nécessaire pour soutenir la guerre contre la Sardaigne.

1 Pierre Gariel, loc.cit., p. 2 et suiv.

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