‹ Jacques Coitier: Médecin de Louis XIChapitre 13 sur 14 · LE · texte numérisé non relu

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Déjà vi:ux, comblé de richesses, Coitier songea à se ménager pour le reste de son existence une demeure paisible, où il put sans encombre et à l’abri du tourbillon de la

Cour, jouir des biens qu’il avait amassés.

Dès le 18 juillet 1481, il avait acheté la Seigneurie d’Aulnay, à quelques pas de la forêt de Bondy, tout près de l’abbaye de Livry. Elle ne lui coûta pas moins de 3.156 écus d’or. Il rendit foi et hommage le 10 juillet à Charles VIII et le même devoir à Louis XII le 14 juillet 1498. Assez mesquine d’abord, la Seigneurie d’Aulnay devint, grâce aux nombreuses acquisitions que ne cessa de faire Coitier, une des plus riches du Vicomté de Paris. |

| Quant à l’hôtel qu’il désirait faire édifier à Paris, Coitier choisit pour cela un terrain, lequel, situé rue Saint-Andrédes-Arcs, faisait parti: d’une immense propriété qu'on nommait le Séjour d'Orléans, parce qu'il avait d’abord appartenu à Philippe de France, duc d'Orléans. Cette propriété fut divisée en trois lots le 19 janvier 1484, Ce fut dans une

de ces trois portions, celle placée près des remparts de la

ville, à côté de la porte Bucy, dont elle n'était séparée que par un chemin étroit, que Coitier fit bâtir sa maison.

« Outre sa vétusté qui la faisait aisément distinguer au milieu des constructions fraîchement élevées, cette maison présentait, sculpté sur sa porte d'entrée, un éléphant portant une tour, 2t au fond de la cour, Sur une autre porte qui masquait un escalier, un écusson également sculpté dans le bois. Cet écusson faisait saillie, et l'artiste l'avait disposé de manièr: à mettre bien en évidence un abricotier chargé de fruits (*), qu'on y avait représenté en relief. Enfin, sur cette même porte on avait sculpté les images de la Sainte-Vierge, de Saint-Jacques et d'un évêque, ainsi que l'inscription sui-

vante :

Jacobus Coitier a, Miles et Consiliarus Ac vice-proeses Cameroe Compotorum Parisiensis Aream emit, et in ea oedificavit Anno M. CCCC. XC.

La tranquillité et le calme que cherchait le médecin de

Louis XI ne furent pas sans nuages dans cette maison de la

(*) Dans son Nobiliaire de Franche-Comté de Lurion donne aux Coitier : « de gueules à la fasce d'or accompagnée de trois têtes de ISopard de même compassées de gueules, 2 et 1 ». Suchaux, dans sa Galerie heraldo-nobiliaire de Franche-Comté, donne : « de gueules À la fasce d'argent et trois trèfles d'or. » Mais les vraies armoiries de Coitier, relevées par son neveu Pierre Versé, évêque d'Amiens et qui pas sur l'orfroi de sa chape sont : « d'azur à l’oranger

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