‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 103 sur 327 · RODRIGUE DE VILLANDRANDO · texte numérisé non relu

RODRIGUE DE VILLANDRANDO

Rodrigue de Villandrando était arrivé au comble de la faveur. Il épousa, vers 1432, une tille naturelle du due de Bourbon. On le retrouve bientôt dans les Cévcnnes, mettant, suivant son habitude, le pays à contribution. Battu quelquefois, presque toujours vainqueur, il prenait d'assaut les villes qui ne voulaient pas lui donner de l'argent, et entrait tout armé dans les cathédrales, où il s'asseyait ûère-

« d'armes el de Iraicl pour le roy nostrc*yre, ay juré aux sain's Dieu m Ëvangèles, et si ay promis et promecl sur la foy et serment de mon corps « et sur mon donneur et la diffamacion de mes armes, que je seray u doresnavant bon, vray, lo\ al ainy, allé el bienvucillanl de mons le « conte de Beauforl, vironte de Turenne et de Valcrne et seigneur de " Lymueille ; et ly secourray et ayderay envers toux el contre toux, « excepté le roy, messeigneurs les contes de Clermont, d'Armeignac, «. Mgr de La Trémoille, el Mgr de Sainctc-Sevère, mareschal de France, « et, avecques ce, son bien et honneur ly garderay, son mal et domn maige et deshonneur ly enverras* et l'y feray assavoir, à mon po- « voir. El, toutes les choses dessus dictes promect et jure, comme « dessus, tenir el accomplir sans fraud, Taras et mal engin, d.î poinct « en poinct. non obatnné quelconques promesses et alyences Paie tes (t le temps pansé. En lesmoing de ce, j'ay signé ces présentes de mon c> seing manuel et fait sceler du scel de mes armes. Ce xvije jour de u janvier, l'an mil cccc trente et deux. Hodr'GO de Villaandrando. » 'il. Quirherat, Bibliothèque de V École des Chartes, 2e série, t. 1, p. 119 et suiv.)

Les engagements de ce genre ou analogues n'étaient, du reste, pas rares. Il en existe un lrè<- curieux, souscrit le 1er mai 1229, en faveur du comte de Champagne, par le sire de Joinville, historien de sainl Louis. Kn voici un extrait : <• Je Jehnns, sires de Joinville, Séné- « chaux de Champaigne, fas a scavoirà tous cels qui ces lettres verront, u que je jure mon 1res chier signor Thiebaulx, par la grâce de Dieu, « roi de Navarre, conte palais de Champaigne et de Brie, sur la foi « que je li dois, que je ne m'alieray au conte de Bar, ne par mariage, a ne par autre chose, ne à luy, ne à autruy, encontre luy, et note méemenl je ne prendray à feme la Allé le comte de Bar... v> {Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XX, Ln rie du sire de Joinville. p. 314.) Knfin. on rencontre encore de ces engagements au diX'SCplièmc siècle. J'en ai cité plusieurs dans le procès de Fouqucl.

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