‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 115 sur 327 · HEUREUX RÉSULTATS · texte numérisé non relu

HEUREUX RÉSULTATS

D'après l'organisation qui avait été adoptée , l'homme d'armes touchait par mois quinze francs seize sols, et l'archer sept francs dix sols. Charles VII tint la main à ce que cette solde, assez élevée, fût régulièrement payée. « Pourt quoy, observe un chroniqueur, il n'y avoit sy hardy ni sy a mauvois desdicts gens d'armes qui osassent personne des- « rober ny rien prendre de l'aultruy. Âins, passoient marie chands et tous autres bonnes gens aussy seu rement par « les lieux où ils se tenoient que parmy les bonnes villes. « Et ainsy faisoit-on par tout le royaume de France, cust-on « porté par les champs son poing plein d'or; oneques n'y « avoit faict si seur, car mesmes larrons ne brigands ne « s'osoient tenir en France, que tantost ne fuissent pris par « les justices ou les gents d'armes *. »

Ainsi, dans l'espace d'environ treize années, de 1435 à 1448, Charles VII avait promulgué des ordonnances importantes sur la comptabilité publique et sur l'assiette de l'impôt, réprimé de graves abus dans l'université, et sensiblement amélioré l'administration de la justice. Depuis,

Charles d'Armagnac était aussi accusé ce de peccato contra naluram, de quo « constat, dit le Ms. per p-lias G. Jf. et L. inventnrii. » Enfin, on lui reprochait « d'avoir souvent battu un sien chapelain nommé mesure « Pierre, quand il lui refusoil choses secrètes entre eux. » — Le comte Jean V d'Armagnac, son frère, occasionna, quelques années après, de bien autre* scandales. C'est lui qui, épordument épris de sa sœur Isabelle, en eut deux enfants, voulut l'épouser, bien que déjà marié, fabriqua une bulle de dispenses au nom du pape Calixte III, et trouva, faut-il le dire? un prêtre pour bénir cette horrible union. Toute la vie de Jean d'Armagnac Tut une longue lutte contre l'autorité royale et contre la justice. Enfin, en 1 473, il fut massacré dans Lectoure, où il soutenait un siège contre les troupes royales, qui, après avoir Baccagé la ville, la livrèrent aux flammes. Une étude approfondie sur cette famille des Armagnac éclairerait d'un jour curieux l'histoire du quinzième siècle. 1 Mémoires de J, Du Cîcrc, Panthéon littéraire, p. 175.

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