SES HEUREUX RÉSULTATS
« quintal de sucre On. Dieu te mène à bon sauvement, o Charles, Roy de France1. »
La mission de Jean de Village avait donc été couronnée d'un succès complet, car il avait obtenu, et c'était alors un point important, que les consuls français seraient désormais traités dans les États du Soudan sur le pied de ceux des nations les plus favorisées. Ainsi, Jacques Cœur fonda par cette mission l'influence française dans le Levant. Si cette influence fut d'abord particulièrement utile à ses intérêts; si, par la suite, elle fut souvent attaquée, elle n'en a pas moius toujours été, depuis cette époque, un des titres d'honneur de la France, et, pour le commerce, une occasion continuelle de bénéfices. En môme temps, les agents qu'il entretenait dans le Levant se rendaient utiles aux chevaliers de Rhodes, pour lesquels ils négocièrent en 4445 un traité avec le soudan. Profitant des sauf-conduits qu'il avait pour le commerce de son maître, un de ces agents transporta à Alexandrie uu représentant de l'Ordre. Plus tard
p. 304, les soudans de l'Êgyptc récoltaient à l'entrée du désert, sur la route de Syrie, un baume alors très- renommé. — C'est sans doute de ce baume qu'il est ici question. — Miss Costelio examine, dans une dissertation de plusieurs pages, ce que pouvait être ce bamouguet dont il s'agit; mais elle est loin de conclure d une manière positive.
— Jacques Cœur, etc., p. 347 et suiv.
i Mémoires de Mathieu de Coucy, année 1 447. — D'après Del amarre, Jacques Cœur, rappelé de son exil par le roi, aurait rapporté « enlr'au-
- très raretés, des poules de Turquie, yatlinas turcicas, lesquelles n'au- • roient été appelées poules d'Inde qu'un siècle plus tard. » ( Traité de la police, t. II, p. 728.) L'historien de Provence, Bouche, dit au contraire que c'est le roi René qui aurait introduit les dindons en France. EnQu, Legrand d'Aussy se fonde sur un passage d'un traité de 1560, Ht. re cibaria, par Champier, « venere in Gallias, annos abhinc pau- « fw, aves quaedam externx quas gallinas lndicas appellant,» pour conclure que cette importation ne remonte guère que vers le milieu du seiiième siècle ( Histoire de la riepriviedes Français, t. |,p. 350).