‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 14 sur 327 · PRIX DES CHOSES, TRAITEMENTS ET SALAIRES · texte numérisé non relu

PRIX DES CHOSES, TRAITEMENTS ET SALAIRES

AU QUINZIÈME SIÈCLE

J'avais réuni un certain nombre de documents concernant la valeur de divers objets et la rémunération do travaux et journées vers le milieu du quinzième siècle. Au moment d'en faire usage, j'hésite, et voici pourquoi :

En généra], rien n'est plus incertain et ne doit être employé avec plus de ménagements que les indications de celte nature. Par exemple, s'il s'agit de denrées, de fruits, d'objets d'aiimenta-

1 On sait qu'il y avait la livre parisis et la livre tournois, et que leur valeur intrinsèque était inégale.

« Cette distinction, dit Leber, p. 261, paraît s'être établie sous le règne de Philippe Ier, mort en 1 108. Alors, on fabriquait à Tours une monnaie pluB faible que celle de Paris et qu'on distingua de cette dernière par la dénomination de tournoi*, tirée du lieu de son origine. On fit d'ailleurs par la suite, à Paris, des sous tournois comme des parisis. La livre parisis ou de Paris était en force a la livre tournois comme 5 est à 4, c'est-à-dire d'un quart en sus. Cinq livres tournois ne valaient donc que quatre livres parisis ; et comme la môme différence s'est maintenue jusqu'à Louis XIV, elle ne doit point être perdue de vue dans l'évaluation des prix antérieurs au dix- septième siècle. »

Leber ajoute , p. 265, quo dans les cas où la nature de la livre n'est pas spécifiée , il est au moins probable qu'il s'agit de livres tournois, « attendu qu'on a fabriqué beaucoup moins de parisis que de lournoia

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