‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 140 sur 327 · CONDITIONS EXORBITANTKS DE FÉLIX V · texte numérisé non relu

CONDITIONS EXORBITANTKS DE FÉLIX V

les plus attentifs \ Il lui accorda en outre, comme l'avait déjà fait Eugène IV, l'autorisation de trafiquer avec les infidèles.

Des ambassadeurs du roi d'Angleterre avaient précédé ceux de Charles VII à Rome. Ayant échoué dans leurs démarches auprès de Nicolas V, ils s'étaient retirés à Viterbe pour y attendre le résultat de l'ambassade française. La mission de celle-ci était d'ailleurs difficile, car Félix V mettait à sa renonciation au pontificat des conditions exorbitantes. Il voulait préalablement faire trois bulles qui auraient pour objet, la première, de rétablir tous les ecclésiastiques qu'Eugène IV et Nicolas V avaient déposés ou privés de leurs biens à l'occasion du schisme; la deuxième, de lever les excommunications qu'il avait luimême publiées contre les personnes, communautés et villes qui avaient fait acte d'obédience envers Eugène et Nicolas; la troisième, de confirmer tout ce qu'il avait fait pendant son pontificat. Il devait ensuite se déposer volontairement entre les mains d'un concile général qui élirait Nicolas V. Une fois déposé, Amédée serait cardinal, évèque, légat et vicaire perpétuel du saint-siége dans toutes les terres du duc de Savoie; il aurait, dans l'Eglise romaine, la première place après le pape ; si jamais il paraissait devant Sa Sainteté, elle se lèverait de son siège pour le re-

1 « Sanctitas Sua eundem argenîarium diligebat in tantum quantum u tune temporis fuisset aliquali infirmitate febrium alteratusf Sua Sanc- * filas voluit enm tenere infirmum in palalio suo Sancti Pétri ut majoa rem curam de eo haberent medici Suce Sanctitatis qitibus mandai il ut a non minus curarent de sanitate ejus quam de persona Sux Sanctitalis « 5i in/irmata fuisset, quia casu arripuerat cum febris ipso stante in

a caméra parlamenti etc. » Dépositions en faveur de Jacques Cœur,

envoyées, en 1452, a la cour de France par celle de Rome. Bibl. iinp. Mes. Fondâ Saint-Germain. n° 57 2; Procès de Jacques Cu«r, p. 708.

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