DE L'HOTEL DE BOURGES
formait un parallélogramme irrégulier, et dont la façade extérieure, du côté de la rue, était remarquable par la richesse de la décoration. Cette façade se composait d'un pavillon et de deux ailes, sur le même plan. Au premier étage s'ouvraient sept grandes croisées à balcons ornés de trèfles découpés à jour, où foisonnaient des cœurs et des coquilles, armes parlantes de l'argentier. Sous un dais en saillie, placé au-dessus de la porte d'entrée principale, on voyait la statue équestre de Charles VII. Un peu plus loin, un serviteur et une chambrière, en avant de deux fenêtres simulées, regardaient, chacun d'un côté opposé, d'un air inquiet, préoccupé, s'ils ne voyaient pas venir leur maître. Dans la balustrade d'un balcon régnant au bas d'une tourelle annexée au pavillon du milieu se déroulait, au milieu des cœurs et des coquilles, la devise suivante :
Il serait difficile de donner une idée de la richesse des sculptures de la grande porte d'entrée, dont le cintre était
sage qui se rapporte à Jacques Cœur; il est extrait de la description de la ville de Bourges :
■ Hic etiam dignaa illustri irincif* vidi
• /Edes quas, summo studio, Argentarius alti
« Htgis, tantum anima quam dttissimus auro,
« .Von secus ac notas prxelaro nomine Crassus,
« Construit : et quameis nondum finicerit illas,
« Jam tamen absumjtsit scutorum millia centum
« Âurea, dum pulchras fabricare enititur mdes,
. Ptrcupidu* ne quid sperici dtsit earum. •