DANS L'ILE DE CHIO LE 25 NOVEMBRE
supplia Dieu de leur pardonner à son tour \ Le passage suivant d'un historien du seizième siècle lève l'incertitude où l'on avait longtemps été sur le lieu même de sa mort. Après avoir raconté une descente que les Français tirent, en 1501, dans l'île de Chio, où plusieurs hommes moururent de maladie, Jean d'Auton ajoute : € Ils furent enterrés dedans l'église des Cordeliers, auquel lien est pareillement ensépulturé feu Jacques Cueur, dedans le milieu du chœur de ladite église *. »
1 Thomas Cazin j voir la préface*
* Histoire de Louis III , édit. de Th. Godefroy, 1. 1 p. 132. — Bonamy dil (1er Mémoire) que Jean d'Auton avait vécu avec les enfants de Jacques Cœur. Cela est tout à fait probable. Les lettres de rémission délivrées par Charles VU en faveur de Jean de Village, au mois de février 14.r»G, sont contresignées par diverses personnes, au nombre desquelles figure messire Jean d'Anton. C'était peut-être le père ou un oncle de l'historien. •
Un savant distingué, qui a rempli plusieurs missions dans le Levant, M. de Mas-Latrie, m'ayant informé qu'il avait ouï dire à Chio même que Jacques Cœur avait dû y être inhumé dans une ancienne église de Franciscains, H. le comte Drouyn de Lhuys, ministre des affaires étrangères, a bien voulu, à ma prière, faire faire desrecherches dans ce sens. Elles n'ont, par malheur, amené aucune découverte intéressante. Quelques fouilles bien dirigées seraient peut-être nécessaires.