‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 271 sur 327 · NOMBREUSES RIVALES DE LA FAVORITE. 3H · texte numérisé non relu

NOMBREUSES RIVALES DE LA FAVORITE. 3H

cessa pas de suivre la cour. Or, à l'époque même où cela se passait, radultèrcétait puni des peines les plus sévères. Dans certaines provinces, l'homme et la femme surpris en flagrant délit étaient promenés nus par la ville, à moins qu'ils ne payassent ou que quelqu'un ne payât pour eux soixante sous au seigneur ou au bailli *. Le mauvais exemple donné par le roi ne pouvait donc qu'affaiblir l'autorité de la loi et corrompre les mœurs. La dame de Villcquier avait au surplus des rivales nombreuses. « Après la belle Agnès et ceste-là, raconte un chroniqueur, en venistsus une tierche qu'on appeloit madame la Régente, preude femme, toutes voies, ce disoit-on, de son corps. Et puis, pour la quatriesme mist sus une fille de pastissier, laquelle fust appe-

pria la dame de Genïîs de la lui confier; mais celle-ci refusa, disant qu'elle ne pou voit aîn»i disposer de celte enfant sans la permission de son père. Elle la reconduisit chez ses parens. Ceux-ci, c'est-à-dire son oncle et son père, ayant eu connaissance du désir manifesté par la fa- \orile, s'empressèrent d'y acquiescer. Jacques de Kebreuves, jeune et bel écuyer, A né de vingt- sept ans environ, mena sa sœur Blanche, qui n'étoit âgée que de dix-huit ans, à la cour du roi de France pour demeurer avec la dame de Yillequier. Jacques fut engagé comme écuyer tranchant de eette dame. Blanche ne vouloit pas quitter Arras; elle plcuroil beaucoup, et disoil qu'elle aimoit mieux demeurer, et manger toute sa vie du pain et boire de l'eau. I.e père, riche mais avare, étoit bien aise de n'avoir plus à sa charge ses deux on fans.... Peu de temps après l'arrivée de Olam he à la cour, elle étoit aussi bien avec le roi que la dame de Villequier. »

1 Ordonnance* des rois de France, t. XIV. — Coutumes et privilèges accordas a la ville de Clermont-Ferrand le 29 octobre 1291, et conlirmé? par Charles Vil en mai 1 452. Voici le texte : « Qniciitn'ine fucrit in adultérin inventus et légitime dt-prehemus, débet nudus cum adultéra nuda discurri per villam, nisi velini soltcre sexagenta iolidos Domino > cl Bajulo. quo casu, »W altero solvente, non discurrentur et trunt iwimune$. » A la vérité, si la femme était de mauvaise vie, et que l'homme ne fût pa<* mari/', il pouvait, bien que la femme fût mariée, pe justifier *n affirmant par serment qu'il ignorait qu'elle le fut.

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