‹ Jacques Cœur et Charles VII; l'administration, les finances, l'industrie, le commerce, les lettres et les arts au XVe siècle; étude historique précédée d'une notice sur la valeur des anciennes monnaies françaisesChapitre 296 sur 327 · ET LES CHABANNES · texte numérisé non relu

ET LES CHABANNES

avait, à l'époque de sa prospérité, prêté de l'argent au dauphin, et que telle fut la cause de sa disgrâce ; assertion gratuite et que rien ne confirme. Si Louis XI avait eu des obligations personnelles à Jacques Cœur, les enfants de l'argentier n'auraient pas manqué de le faire mentionner dans les lettres de 1463, car c'eût été là, auprès du roi, un titre de faveur qu'aucun autre n'eût égalé. Mais les événements ne tardèrent pas à changer de face. Le 42 mars 4464, Antoine de Ghabannes s'était sauvé de la Bastille. C'était le moment où. l'ancien chef de la Praguerie avait sur les bras les princes ligués pour la guerre du Bien public. Ghabannes se joignit à ces derniers et prit le commandement de quelques compagnies qui parcouraient le Bourbonnais. Un jour, ayant poussé jusqu'à Saint-Fargeau, il s'en empara, ainsi que de Geoffroy Cœur lui-même qui s'y trouvait. Vers cette époque , Louis XI jugeait utile de faire la paix avec les révoltés. On apprit bientôt que, par un revirement inattendu, Antoine de Cbabannes jouissait de la môme faveur que sous Charles VII. La chance tourna donc encore une fois. Non-seulement Geoffroy Cœur ne fut pas maintenu en possession du château de Saint-Fargeau, mais Chabannes lui réclama cinquante mille livres pour des meubles qu'il prétendait y avoir fait mettre et qui en avaient été enlevés ; il demandait aussi la restitution de diverses sommes que Geoffroy Cœur avait perçues pendant plusieurs années.

Un procès, qui dura trente ans, fut la suite de ces réclamations respectives. L'archevêque de Bourges , Jean Cœur , était mort en 4482 Peu après , Antoine de

1 Jean Cœur ne fut jamais, tes faits suivants en sont la preuve, en

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