ET GÊNES
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a Pazzi, des Capponi, des Brandclmonti, des Corsini , des « Falconieri, des Portineri et de tant d'autres maisons dont « les noms rempliraient des pages. Dans ces établissements, « ce n'est pas de merceries, de quincaillerie, de fil à coudre, o de franges, de chapelets, de verroteries que l'on fait « trafic : on y débite des ducats, des brocarts et de la draa perie. » Lorsque les Vénitiens, ajoute le même document, vont chercher des épices, des cotons et de la cire à Alexandrie, ils sont obligés de les acheter à ducats comptants. En échange de ces marchandises, les Florentins donnent leurs draps et autres tissus1.
Quant à la république de Gênes, rivale infatigable, acharnée, des Vénitiens et des Catalans tout à la fois, elle mettait tout en œuvre pour écraser leur marine. Cette fiôre et turbulente république, bien que travaillée sans relâche par les dissensions intérieures, grandissait en puissance, et rêvait toujours le monopole du commerce de TOrient. Les richesses accumulées sur ce point de la Méditerranée depuis le onzième siècle, époque où la marine génoise commence à jeter un vif éclat, jusqu'au milieu du quinzième, étaient incalculables. On raconte qu'en 1201, une seule de ses flottes avait rapporté du Levant quinze cents livres d'or, d'argent et de pierres fines. En 4379, un bâtiment à trois ponts, le plus grand que les Génois eussent jamais construit, revint avec une cargaison d'épices, de mousselines, d'étoffes de soie, d'or et d'argent, évaluée à quinze cent mille ducats*. Gênes avait fondé dans le Bosphore et la mer Noire des colonies importantes; c'était Phocée, renommée par son alun comparable à celui de Trébizonde; Galata et
1 Pardessus, foc. cit., 2r partie, p. ex ; — Dcppinp, /or. cit., t. I, p. 237 et suiv.
• Muratori, Deppinp, loc. cii.t t. I, p. 21 1.